Un espace de vie et de culture : vers une salle de concert ouverte à Anderlecht

(2026)

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Ce travail de fin d’étude s’intéresse à la manière dont l’architecture peut rendre la musique plus accessible dans la ville contemporaine. Dans un environnement urbain dense et bruyant, où les sons se superposent en permanence et où l’accès à la culture reste inégal, le projet considère le bruit non comme une nuisance à effacer, mais comme une matière avec laquelle composer. Le point de départ du travail n’est donc pas un objet architectural autonome , mais un territoire sonore, social et sensible, marqué par des tensions mais aussi par des potentialités de rencontre et de partage. La problématique du mémoire interroge la capacité de l’architecture à transformer les contraintes acoustiques et sociales en ressources de projet. La musique y est envisagée non seulement comme un programme culturel, mais aussi comme un outil collectif et quotidien, capable de créer du lien, de favoriser l’inclusion et de participer à l’appropriation de l’espace urbain. Le projet cherche ainsi à rapprocher les pratiques culturelles des usages de tous les jours, afin que la musique ne soit plus réservée à des équipements isolés ou institutionnels, mais devienne une présence intégrée à la vie de quartier. Le projet se développe comme un dispositif urbain agissant à plusieurs échelles. A l’échelle du site : le bâtiment, la topographie et la végétation participent à la création d’une protection acoustique et à la transformation des ambiances du territoire. A l’échelle du bâtiment : le travail porte sur la performance de l’enveloppe, les gradients d’accès et l’organisation flexible des programmes. Enfin, à l’échelle intérieure : les ambiances sonores sont finement contrôlées grâce à des dispositifs modulables, des géométries spécifiques et une réflexion sur la réverbération. L’acoustique devient alors un véritable outil de projet. A travers ces divers dispositifs acoustiques, le bruit est transformé, hiérarchisé et intégré à la conception architecturale. Le projet défend également une architecture flexible et évolutive, capable d’accueillir des usages variés et de maintenir une porosité entre fonctions culturelles, sociales et urbaines. L’ensemble du dispositif vise à créer un accès progressif à la musique : la place publique comme espace libre et quotidien, l’amphithéâtre comme premier niveau d’écoute et de pratique, puis le forum intérieur comme espace partagé plus contrôlé mais toujours ouvert et évolutif. Le projet questionne ainsi la ville comme milieu sonore à composer et l’architecture comme outil sensoriel, capable de produire des espaces culturels habitables, inclusifs et partagés.