Analyse des facteurs de réussite et d’échec dans la mise en œuvre de la gestion d’extrémisme, de radicalisation et de terrorisme au niveau local. Le cas des CSIL-R de la Zone Boraine
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- Les CSIL-R ont été instaurées au niveau local à la suite des attentats de Bruxelles et Paris de 2016, dans un objectif de contrôle et d’analyse des phénomènes d’extrémisme et de radicalisation. Les missions des CSIL, ou Cellules de Sécurité Intégrale Locales, sont de détecter de manière précoce les personnes pour lesquelles il existe des "indices" de radicalisation, et d'élaborer un trajet de suivi personnalisé pour certaines d'entre elles par le biais d'un accompagnement socio préventif. Dans ce contexte, le niveau local, du fait de la proximité qu’entretiennent les acteurs institutionnels locaux avec le public cible, relève d’une importance stratégique. Les CSIL-R étant par défaut des espaces pluridisciplinaires d’échanges d’informations entre acteurs publics sociaux d’un côté et service de police/ sécurité de l’autre. Le fonctionnement pluridisciplinaire, interinstitutionnel, et surtout de mixité entre approche sociale et sécuritaire, pose la question des ressources utilisées par les acteurs concernés. Les réseaux d’action publiques sont alors définis comme un outil d’analyse afin d’appréhender les relations d’échange qui se nouent entre l’État et les organisations au sein de la construction de politique publique au niveau sectoriel, analysant ainsi le rôle joué par différents types d’acteurs, ainsi que les relations formelles et informelles entre ces acteurs ; Deux auteurs travaillant sur la théorie des acteurs (Networks Policy), Stephen Rhodes et R.A.W. (1995) ont contribué à examiner comment les acteurs interagissent et collaborent dans des réseaux complexes pour influencer la prise de décision politique. Rhodes et R.A.W. mettent l'accent sur le rôle des réseaux informels, des coalitions d'acteurs et des relations de confiance dans le processus politique. Selon Muller et Surel (1998), dans une perspective relationnelle, les acteurs échangent des informations et des ressources afin d’atteindre leurs objectifs, les uns étant dépendants des ressources dont disposent les autres. D’après les auteurs Hassenteufel (2010), Knoepfel, Larrue, Varone et Savard (2015), les types de ressources sont combinables, certains acteurs en possèdent et d’autres n’en ont pas. Ces ressources sont échangées entre les acteurs. L'analyse des réseaux peut mettre en lumière les relations entre différents acteurs appartenant à des sphères différentes. Cette théorisation va permettre de travailler les liens entre les différents partenaires en analysant les différentes ressources en leur possession et en dégager les différents facteurs permettant de distinguer les indicateurs de réussite et d’échec de la politique publique mise en place