Analyse rigoureuse d'un concept d'innovation à la mode et ses implications managériales : L'économie de partage
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- La “sharing economy” ou “l’économie de partage” est un phénomène à la mode dont l’ampleur est déjà estimée à plusieurs dizaines de millions de dollars aujourd’hui par le bureau d’audit et de conseil PricewaterhouseCoopers. Les entreprises aiment de plus en plus se réfugier sous le terme de « sharing economy » pour les aspects positifs du partage, l’attrait des technologies innovantes et la rapide croissance du volume d’activités dans ce secteur. Cependant qu’englobe-t-il réellement et quels en sont les réels impacts ? Tel sera l’objet de cette étude. La définition de l’économie de partage choisie est discriminante et restreint, de la sorte, le champ d’application communément associé à ces pratiques. En effet, l’économie de partage désigne ici « les modes de consommation permettant la mise à disposition temporaire d’actifs matériels sous-utilisés entre particuliers, à titre gratuit ou pas. » Bien qu’étant régulièrement associée à de nouvelles pratiques, l’économie de partage n’est pas dans son essence propre un concept nouveau. Suite à l’analyse des fondements de notre système économique actuel, il semble que l’économie de partage n’a d’ailleurs pas vocation à renverser le système économique dit « capitaliste » mais s’inscrit plutôt comme un complément aux transactions qui s’opèrent actuellement. L’ampleur qu’a pris ce phénomène ces dernières années s’explique principalement par trois éléments : l’évolution de la technologie, des changements d’ordre économique et des changements sociétaux. À l’image de tout système, l’économie de partage compte certains avantages mais aussi des inconvénients. L’étude de ce phénomène nous a également permis d’identifier différents facteurs clés de succès à mobiliser afin de réussir en tant qu’acteur de l’économie de partage. L’analyse de ces différents éléments est structurée en deux grandes parties : la première fait appel à un travail centré sur la littérature scientifique existante et la deuxième à une confrontation des conclusions de ce dernier avec la rencontre de sept entreprises belges et françaises de différents secteurs d’activité. Les conclusions de cette étude sont le fruit d’un travail qualitatif et pourront dès lors faire l’objet de recherches ultérieures selon une approche plus quantitative.