La posture de l'animateur en Centre d'Expression et de Créativité : un levier pour l'expression citoyenne à travers le jeu et la créativité

(2026)

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La portée éducative des pratiques de Centres d’Expression et de Créativité (CEC) reste peu étudiée. Or, ces structures ont pour vocation de jouer un rôle important dans l’éducation non formelle, ce qui crée un manque de reconnaissance pour le métier d’animateur socioculturel. Ce mémoire vise à clarifier le rôle de l’animateur en cherchant à comprendre comment sa posture favorise l’émergence de l’expression citoyenne des participants à travers des supports créatifs et ludiques. Ce constat nous amène à interroger : « Comment les animateurs en Centres d’Expression et de Créativité comprennent-ils les finalités citoyennes et les mobilisent-ils à travers leur posture dans des démarches ludiques et créatives favorisant l’expression citoyenne des participants ? » Pour répondre à cette question, nous avons opté pour une démarche qualitative à visée compréhensive. La récolte des données s’est appuyée sur des entretiens semi-directifs auprès de cinq animateurs et sur des observations de quatre ateliers en CEC. L’analyse par triangulation des entretiens et des observations a permis de dégager plusieurs constats. Outre des compétences artistiques souvent mises en avant, l’animateur socioculturel ajuste sa posture en permanence (Bucheton & Soulé, 2009). Il tend ainsi à créer un climat de coopération et d’expression en amenant chaque participant à ressentir son appartenance au groupe (Galichet, 2002). Pour offrir les conditions nécessaires à cette expression citoyenne, il pose un cadre, essentiel à l’organisation du vivre-ensemble (Audigier, 2002), qu’il adapte en fonction des situations. Il tend à rendre les enfants acteurs des démarches, favorisant la coopération et l’engagement de chacun (Hart, 1992). Ces éléments invitent à considérer l’animateur en CEC comme un médiateur relationnel (Moser et al., 2004). Ils ouvrent également des perspectives quant à la formation des animateurs, qui gagnerait à intégrer davantage les dimensions relationnelles, d’ajustement et de médiation, ainsi qu’à des recherches futures explorant le point de vue des enfants eux-mêmes.