Travail social auprès de femmes migrantes : entre tentatives de co-inclusion, contraintes structurelles et hospitalité ambivalente

(2025)

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Ma recherche est une ethnographie menée dans un Centre d’Accueil Extraordinaire (CAS) pour femmes et familles migrantes en Italie, La Farnesiana. J'y explore les limites structurelles du modèle d'accueil italien, qui, malgré une forme concrète d'hospitalité, est souvent centré sur la gestion biopolitique des corps plutôt que sur la reconnaissance et la co-inclusion. J'ai observé une tension constante entre la volonté de créer du lien par le personnel et les contraintes matérielles, institutionnelles et symboliques qui entravent l'inclusion. Le centre se vit comme un lieu d'"encampement" et de "temps suspendu", où les résident·e·s sont "coincé·e·s dans la frontière" et subissent une immobilité temporelle accentuant leur déracinement. Les conséquences de l'exil sur la santé mentale des femmes sont palpables, aggravées par les barrières linguistiques et les manquements du système de soin, comme le cas tragique de Sipa l'a révélé. Mon analyse critique démontre que le racisme ordinaire et structurel, ainsi que les rapports de pouvoir intersectionnels, imprègnent le quotidien, rendant l'hospitalité profondément conditionnée et souvent inhospitalière.