Interférence en production de mot et inhibition : l’effet de blocage sémantique est-il modulé par les capacités de résistance à l’interférence proactive?
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- Cette étude a pour but d’examiner si un processus de contrôle général, la résistance à l’interférence proactive, est impliqué dans l’interférence en production de mot constatée dans le paradigme de blocage sémantique et plus communément appelée « effet de blocage sémantique ». Cet effet correspond au fait que les participants deviennent plus rapides au fil de l’expérience pour dénommer des images présentées successivement au sein de blocs, et ce, tant pour les images liées sémantiquement que pour les images non liées sémantiquement, mais que cette diminution des temps de réponse est en moyenne moins prononcée pour les images liées sémantiquement. L’effet d’interférence a notamment été largement étudié dans la littérature afin d’examiner les processus langagiers qu’ils sollicitent. Toutefois, certaines études ont suggéré que des capacités d’inhibition seraient également impliquées dans ce paradigme, les sujets devant inhiber les représentations verbales des images des essais antérieurs afin de dénommer l’image de l’essai actuel, d’où notre question de recherche. Afin de tester celle-ci, 60 sujets sains ont réalisé une expérience comprenant une tâche de dénomination utilisant le paradigme de blocage sémantique et une tâche d’inhibition mesurant la résistance à l’interférence proactive telle que décrite par Friedman et Miyake (2004), à savoir, la tâche Recent Probe. Nous avons également fait passer aux participants deux autres tâches mesurant chacune un autre type d’inhibition décrit par ces auteurs, à savoir, la tâche de Simon (inhibition d’une réponse dominante) et la tâche Flanker (inhibition de distracteurs non pertinents), et ce, afin de vérifier qu’aucun de ces deux types d’inhibition n’est impliqué dans l’effet de blocage sémantique. Dès lors, nous avons analysé les corrélations entre la tâche de blocage sémantique et chacune de ces trois tâches d’inhibition. Les résultats ont montré que l’effet de blocage sémantique n’est pas lié aux capacités individuelles de résistance à l’interférence proactive. De plus, une relation négative et significative a été mise en évidence entre l’effet de blocage sémantique et les capacités individuelles d’inhibition de distracteurs non pertinents. Finalement, les résultats ont démontré une relation non significative entre l’effet de blocage sémantique et les capacités individuelles d’inhibition d’une réponse dominante. En conclusion, ces résultats ne confirment pas notre hypothèse, étant donné qu’ils indiquent que l’interférence en production de mot n’est pas modulée par les capacités de résistance à l’interférence proactive.