Analyse et quantification de l'évolution de l'étalement urbain le long de la N4 entre Wavre et Gembloux à partir des données cadastrales (1930-2016)
Files
Gauthier-Bastien_62351600_2026.pdf
Open access - Adobe PDF
- 2.93 MB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- Depuis le début du XXe siècle et jusqu’à aujourd’hui, les paysages urbains et périurbains ont connu de grandes modifications en Wallonie. Ce travail a pour but de quantifier l’évolution de l’étalement urbain de 1930 à 2016 dans le corridor de la N4 entre Wavre et Gembloux à partir de données cadastrales. L’analyse repose sur les données du SPF Finances relatives aux parcelles cadastrales et aux emprises bâties, et associées aux natures cadastrales des terrains. Ces données ont permis de développer une méthodologie structurée autour de trois objectifs complémentaires. Le premier objectif se concentre sur l’évolution de l’utilisation du sol par décennie. Le second objectif est une proposition d’analyse d’influence du plan de secteur sur l’étalement urbain en comparant sa correspondance avec le plan cadastral avant et après son entrée en vigueur. Le troisième objectif porte sur l’impact de la proximité à la N4 sur la distribution spatiale de l’utilisation du sol selon deux approches distinctes : l’approche par adjacence (secteurs statistiques) et l’approche par distance (zones tampons). Afin d’atteindre ces objectifs et d’obtenir des résultats lisibles, d’importantes hypothèses et préparations des données ont été nécessaires. C’est ainsi que les 155 natures cadastrales de la zone d’étude ont été agrégées en 16 catégories cadastrales. De plus, ces 16 catégories ainsi que les 14 affectations au plan de secteur ont été classées en 7 catégories à terminologie commune selon une logique d’utilisation du sol afin de permettre leur comparaison. Ces catégories sont les suivantes : « Agricole », « Économique », « Extraction », « Industriel », « Public », « Résidentiel », « Surfaces végétalisées et en eau ». La première analyse a montré une intensification de la croissance entre 1970 et 2000. Après cette période, la croissance diminue légèrement. La catégorie se développant le plus est la catégorie « Terrains résidentiels », occupant plus de 60 % de la surface de nouveaux bâtis pour chaque décennie. La seconde analyse montre un taux de correspondance global d’environ 64 % entre le plan cadastral et le plan de secteur en 2016. La prise en compte du potentiel foncier augmente légèrement ce taux à 66 %, principalement en raison de l’importante surface agricole concernée. De plus, elle démontre une légère diminution du taux de correspondance avant (76,4 %) et après (73,8 %) l’application du plan de secteur. La troisième et dernière analyse met en évidence une organisation spatiale différenciée des catégories d’utilisation du sol selon la distance à la N4. Les catégories associées aux services publics et aux activités économiques se concentrent autour de la N4, alors que la catégorie résidentielle est plus diffuse et s’installe progressivement à distance de cet axe. Cela est probablement dû aux diverses nuisances générées par celle-ci. Les analyses et les résultats ont permis de conclure que, malgré certaines limitations, les données cadastrales constituent une source pertinente pour quantifier l’étalement urbain et son évolution, surtout dans l’étude des dynamiques de surfaces bâties à l’échelle locale. Ce travail s’est concentré sur l’aspect quantitatif de l’expansion urbaine. Cette dernière exploration ouvre des perspectives de recherche visant à approfondir l’analyse qualitative des dynamiques d’étalement urbain.