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Jacques_29641900_2026.pdf
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- Introduction : Le présent mémoire s'inscrit dans la littérature établissant que le calcul mobilise une représentation spatiale des nombres. Cette représentation est marquée par des effets tels que le SNARC, le SOAR et l'OM, et les travaux montrent un lien entre les compétences visuospatiales et arithmétiques. Présente étude : Quatre tâches ont été construites : deux tâches de rotation mentale, l'une à dominante visuelle (lettres) et l'autre à composante motrice plus marquée (mains), et deux tâches arithmétiques, l'une en calcul exact et l'autre en calcul approximatif sur ligne numérique. Celles-ci sont toutes accessibles à des enfants de deuxième année primaire. Cette étude a pour objectif d’examiner s’il existe une différence entre les tâches de rotation mentale à dominante visuelle et celles à dominante motrice. Ainsi que de déterminer si l’une de ces tâches présente un niveau de complexité supérieur à l’autre. Nous nous interrogeons également sur la présence d’un effet de l’angle de rotation dans les tâches de rotation mentale et sur la capacité de ces dernières à prédire les performances dans nos tâches de calcul. Enfin, nous analysons l’existence d’un effet d’OM dans les tâches de calcul et cherchons à déterminer si cet effet est corrélé aux performances observées dans les tâches de rotation mentale. Résultats : Les analyses révèlent que les performances aux tâches de rotation mentale diffèrent significativement selon la tâche considérée : les participants réussissent davantage la tâche de rotation de lettres que la tâche de rotation de mains. En outre, leur efficience est significativement plus faible dans la tâche de rotation de mains que dans celle de rotation de lettres. Un effet principal significatif de l’angle de rotation est mis en évidence, et son influence varie significativement en fonction de la tâche réalisée. Concernant les tâches de calcul exact et approximatif, aucune différence significative n’est observée en fonction de la proposition de réponse (réponse correcte, +1 unité ou −1 unité). Cependant, une différence significative est observée en fonction du type d’opération (addition ou soustraction). Par ailleurs, les tâches de rotation mentale ne prédisent pas significativement les performances aux tâches de calcul. Conclusion : Les résultats ne permettent pas de mettre en évidence de lien prédictif entre les tâches visuo-spatiales et les tâches d’arithmétique. Il serait donc intéressant de repenser ces tâches et d’explorer leurs limites afin de comprendre ce qui a pu empêcher la confirmation de nos hypothèses.