Comment est-ce que la Belgique, la France et le Royaume-Uni adaptent-ils leurs stratégies de négociation face à la diplomatie des otages de la République islamique d’Iran ? Étude de cas : Olivier Vandecasteele, Cécile Kohler et Jacques Paris, Nazanin Zaghari-Ratcliffe

(2026)

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Depuis 1979, la République islamique d’Iran recourt à la diplomatie des otages comme instrument de pression sur les États occidentaux. À la suite du retrait des Américains du JCPOA, le nombre d’arrestations arbitraires de ressortissants européens a considérablement augmenté. Malgré une politique officielle de « non-concession », les États concernés usent de formes de négociations indirectes afin d’obtenir la libération de leurs concitoyens. En effet, les démocraties européennes doivent répondre aux attentes de l’opinion publique occidentale qui ne peut concevoir la détention d’un innocent. Ce mémoire analyse trois cas – l’affaire Vandecasteele, l’affaire Cécile Kohler et Jacques Paris, et l’affaire Nazanin Zaghari-Ratcliffe – afin d’étudier les stratégies de négociation mises en œuvre par la Belgique, la France et le Royaume-Uni. Cette étude met en évidence des constantes dans la diplomatie des otages, mais aussi des spécificités propres à chaque État. Une attention particulière est portée aux effets à court et long terme de ces négociations, ainsi qu’aux difficultés rencontrées par les États européens pour répondre à cette forme de coercition, en soulignant entre autre le manque de cohésion dans les réponses apportées.