Le fauteur et la faute dans la mythologie gréco-romaine au miroir des Métamorphoses d’Ovide : L’humanité et les dieux face à l’hybris, l’error et le furor

(2021)

Files

Vandenbulcke_3025-19-00_2021.pdf
  • Open access
  • Adobe PDF
  • 1.18 MB

Vandenbulcke_3025-19-00_2021_Annexe.pdf
  • Open access
  • Adobe PDF
  • 847.38 KB

Details

Supervisors
Faculty
Degree label
Abstract
Ce mémoire envisage d’étudier le fauteur et la faute au miroir d’une œuvre mythologique latine importante, les Métamorphoses d’Ovide. L’objectif est de déterminer comment le poète augustéen des Iers siècles av. J.-C. et apr. J.-C. considère ses protagonistes, leurs actions et leur attitude au long du récit. Sur base de la méthodologie adoptée, neuf mythes ont été sélectionnés afin d’analyser la faute autour de l’hybris, de l’error et du furor. Ces comportements résulteraient de l’âge de fer, la période la plus infâme de l’humanité. Les résultats obtenus ont permis de conclure que, peu importe le genre d’acte commis à l’égard d’entités humaines ou divines, l’humanité reste dépositaire des crimes de l’âge du fer. Dans les Métamorphoses, les fautes étudiées sont présentées comme graves et mettant à mal la stabilité du monde. Ces crimes ne sauraient rester impunis, mais Ovide semble fréquemment témoigner d’empathie et défendre la plupart de ses personnages fautifs. Dès lors, leurs portraits nous apparaissent souvent comme ambivalents et leurs châtiments comme démesurés.
This dissertation considers the fault and the wrongdoer in the light of an important Latin mythological work, Ovid's Metamorphoses. The aim is to determine how the Augustan poet of the first centuries BC and AD considers his protagonists, their actions and their attitude throughout the narrative. Based on the methodology adopted, nine myths were selected to analyse the fault around hybris, error and furor. These behaviours are said to be the result of the Iron Age, the most infamous period of humanity. The findings led to the conclusion that, regardless of the type of act committed against human or divine entities, humanity remains a repository of the crimes of the Iron Age. In the Metamorphoses, the faults studied are presented as serious and threatening to the stability of the world. These crimes cannot go unpunished, but Ovid frequently seems to empathise with and defend most of his offending characters. As a result, their portraits often appear to us as ambivalent and their punishments as disproportionate.