Le blâme épistémique et moral, quand, comment et pourquoi les gens blâment-ils les autres pour des croyances injustifiées ?
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- Ce mémoire explore la notion de blâme moral et de blâme épistémique. Le blâme moral stigmatise un agent qui contrevient à une norme jugée importante pour la stabilité sociale. Il a été largement étudié, particulièrement via le modèle Path Model of Blame (Malle et al., 2014). Le blâme épistémique, moins documenté, évalue une erreur de connaissance. Des philosophes, comme Boult (2021) ou Brown (2018), ont étudié le problème du volontarisme de l’agent, des conditions d’informations, des conséquences menant à la rupture de confiance envers l’agent. Des psychologues comme Koenig et ses collègues (2019), ont étudié comment les enfants jugent les agents sur le plan épistémique et moral. La partie empirique explore l’impact de l’appartenance groupale ainsi que deux modérateurs, à savoir l’orientation politique et l’identification à l’endogroupe du blâmeur, sur le type de blâme émis. Les participants ont été exposés à une vignette où une femme est prise pour un homme, l’agent étant un homme. La vignette a été administrée à des étudiants de Louvain-la-Neuve via Qualtrics. Les analyses statistiques ne permettent pas de confirmer les hypothèses. Les tendances montrent que les femmes blâment légèrement plus que les hommes, mais émettent autant de blâmes épistémiques que moraux. Aucun effet significatif n’a été observé pour les modérateurs. Ces résultats doivent être interprétés avec prudence.