Évolution des troubles de santé mentale et de la consommation de psychotropes chez les jeunes adultes (18–29 ans) en Belgique depuis la pandémie du COVID-19
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- Les troubles mentaux touchent plus d’un milliard de personnes dans le monde, engendrant une hausse de la consommation des médicaments psychotropes, et ce particulièrement chez les jeunes adultes. Depuis la pandémie du COVID-19, une question se pose en Belgique : Dans quelle mesure la crise sanitaire a-t-elle modifié l’évolution de la santé mentale et de la consommation des psychotropes chez les jeunes adultes, et est-ce que ces effets persistent encore plusieurs années après la fin de la crise sanitaire ? Pour répondre à cette question, ce travail utilise deux approches complémentaires. Une revue de la littérature via une recherche bibliographique et une analyse descriptive de données belges, issues d’enquêtes menées par Sciensano. Les études analysées montrent une augmentation marquée des troubles anxieux et dépressifs ainsi que de la consommation d’antidépresseurs et de sédatifs/anxiolytiques pendant la pandémie du COVID-19. Après celle-ci, les taux ont diminué sans toutefois revenir aux niveaux prépandémiques (2018). Le facteur prépondérant est la diminution des contacts sociaux, à la suite des restrictions imposées. La littérature avance que l’augmentation des troubles est plus marquée chez les femmes, et géographiquement dans la région wallonne. Les données obtenues laissent également apparaitre une corrélation entre les troubles mentaux et la consommation de psychotropes, engendrant une prise plus importante de ces médicaments chez les jeunes adultes, par rapport aux chiffres prépandémiques. Face au risque de consommation prolongée de psychotropes chez les jeunes adultes, le pharmacien joue un rôle clé dans le repérage précoce, l’accompagnement vers une utilisation rationnelle des psychotropes et l’orientation vers une prise en charge adaptée.