La régulation des émotions des infirmier.ère.s dans la relation soignant-soigné en éducation thérapeutique : Une étude mixte après dominance qualitative visant à expliquer l’impact des compétences émotionnelles sur la qualité de la prise en charge et de l’éducation thérapeutique des patients chroniques (diabète de type 2).

(2026)

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Contexte : Le diabète de type 2 constitue un enjeu majeur de santé publique nécessitant une prise en charge globale, centrée sur le patient. L’éducation thérapeutique du patient (ETP) favorise l’autonomie et l’adhésion aux soins. Toutefois, les infirmier.ère.s sont confrontés à des contraintes tant organisationnelles et émotionnelles susceptibles d’influencer la qualité de la relation soignant-soigné. Méthode : Cette étude vise à comprendre le rôle des compétences émotionnelles et de la régulation des émotions dans la relation de soin en ETP auprès des patients atteints de diabète de type 2. Une approche qualitative dominante a été privilégiée. Douze entretiens semi-directifs ont été réalisés auprès d’infirmier.ère.s travaillant en endocrinologie (U44) ou en ETP aux Cliniques Universitaires Saint-Luc. Les données ont été analysées selon une analyse thématique. Une composante quantitative complémentaire a également été intégrée à l’aide du Profile of emotional competence (PEC) (Brasseur et al., 2013) (cfr. annexe 3). Résultats : Les résultats montrent que la relation soignant-soigné repose sur des dimensions éducatives, émotionnelles et relationnelles. Les participants soulignent l’influence des émotions sur la relation thérapeutique. Face aux contraintes rencontrées dans leur pratique, les infirmier.ère.s décrivent avoir développé leurs propres stratégies de régulation émotionnelle, parmi lesquelles la communication, l’humour, la prise de recul et le soutien entre collègues. Les principaux freins identifiés sont le manque de temps, le manque de soutien institutionnel et les interruptions répétées. Les scores du PEC révèlent globalement un bon niveau de compétences émotionnelles malgré les contraintes professionnelles. Discussion : L’expérience professionnelle semble favoriser le développement progressif des compétences émotionnelles. Les résultats mettent en évidence leur importance dans la qualité de la relation thérapeutique et l’accompagnement éducatif des patients chroniques. Conclusion : cette étude souligne la nécessité d’intégrer davantage les compétences émotionnelles dans la formation initiale et continue des professionnels de la santé, ainsi que de développer des environnements de travail soutenants afin de garantir une ETP de qualité.