Comparer la transition vers le supérieur : trois formes d’enseignement, un même défi ?

(2025)

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Ce mémoire s’inscrit dans une démarche exploratoire visant à mieux comprendre la transition vers l’enseignement supérieur, en comparant les obstacles perçus par les étudiants issus de trois types d’établissements en Fédération Wallonie-Bruxelles : les Universités, les Hautes Écoles et les Écoles Supérieures des Arts. Alors que la littérature sur la transition se concentre principalement sur l’enseignement universitaire, nous avons voulu combler un manque en investiguant les difficultés rencontrées dans d’autres formes d’enseignement supérieur, avec une attention particulière portée aux obstacles organisationnels, encore peu étudiés. Mobilisant une approche mixte, notre recherche s’est d’abord appuyée sur des entretiens semi-directifs menés auprès de 14 étudiants afin d’ajuster la taxonomie des obstacles de Trautwein et Bosse (2017) et d’affiner la construction d’un questionnaire. Ensuite, une enquête quantitative a été menée auprès d’un échantillon d’étudiants afin d’examiner les variations perçues des difficultés académiques selon le type d’établissement fréquenté. Les résultats révèlent des différences significatives dans 7 dimensions sur 13, confirmant que certaines difficultés varient selon la forme d’enseignement supérieur. Les étudiants inscrits à l’Université et en Haute École rapportent davantage de difficultés que ceux des Écoles Supérieures des Arts, notamment concernant l’approche scientifique, la charge de travail, le sens des apprentissages ou encore les relations avec les enseignants. En ce qui concerne les difficultés organisationnelles, deux des trois dimensions analysées – le cadre institutionnel et temporel ainsi que l’environnement d’études – varient significativement, affectant davantage les étudiants universitaires et de Hautes Écoles. Ce travail met en lumière la diversité des expériences étudiantes en matière de transition vers le supérieur, et souligne l’importance d’adapter les dispositifs d’accompagnement aux réalités spécifiques de chaque type d’établissement. Il invite également à considérer plus systématiquement les difficultés organisationnelles comme un levier d’action essentiel pour favoriser la réussite étudiante.