La déshumanisation organisationnelle et la consommation d’alcool des employés : Une recherche quantitative

(2025)

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La déshumanisation organisationnelle, définie comme « des perceptions et des croyances globales concernant le degré auquel l'organisation considère les employés comme un outil ou un instrument » (Nguyen & Stinglhamber, 2021, p. 833), a été associée à divers comportements d’adaptation (i.e., coping) inadaptés dans la littérature récente. Bien que plusieurs études aient mis en évidence ses liens avec le retrait psychologique ou les comportements contre-productifs (e.g., Lazauskaitė-Zabielskė et al., 2022 ; Sarwar et al., 2021), aucune n’a établi de lien avec la consommation d’alcool des employés. Afin de combler cette lacune, la présente étude s’est intéressée à la relation entre la déshumanisation organisationnelle et la consommation d’alcool des employés. Un modèle théorique a été proposé, postulant un lien direct et positif entre ces deux variables, médiatisé par deux mécanismes psychologiques : l’estime de soi et le travail émotionnel de surface. Par ailleurs, l’effet de cette relation a été supposé modulé par des variables individuelles et contextuelles, à savoir la culture organisationnelle orientée vers la consommation d’alcool et le trait de personnalité du neuroticisme. Une hypothèse de médiation modérée a également été formulée. Suite aux analyses statistiques, aucune relation significative ne s’est révélée entre nos variables d’intérêt. Par conséquent, toutes nos hypothèses ont dû être rejetées. Cependant, un effet médiateur indirect a été identifié via le travail émotionnel de surface, qui s’est révélé positivement lié à la fois à la déshumanisation organisationnelle et à la consommation d’alcool en général des employés. Le manque de résultats significatifs peut s’expliquer par certaines limites méthodologiques, discutées dans le dernier chapitre.