L'impact de la régulation Bâle III sur la profitabilité des banques du Benelux.

(2020)

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La crise financière et économique de la dernière décennie a révélé que les règles fixées par le cadre de Bâle II n'étaient pas suffisantes pour protéger les institutions financières d'une défaillance. En effet, un effet de levier excessif, un montant de capital insuffisant et une liquidité insuffisante sont des exemples de faiblesses qui ont amplifié la gravité de la crise. En outre, Bâle II s'est trop concentré sur les institutions financières individuelles en ignorant, en partie, l'interconnexion des banques d'importance systémique. Afin de faire face à ces problèmes et d'éviter une crise similaire, la réforme réglementaire de Bâle III a été lancée. De nouvelles améliorations ont été apportées concernant les normes de liquidité, le risque la couverture, l'effet de levier et surtout le renforcement du capital. Cependant, plusieurs auteurs et banquiers soutiennent que la proportion plus élevée de capital pénalisera les institutions financières en réduisant leur capacité à fournir des prêts à l'économie et en diminuant leurs performances. Malgré le nombre d'études qui ont été menées au cours des années précédentes, l'impact du niveau de capital d'une banque sur sa capacité à générer une rentabilité durable n'est toujours pas clair. L'objectif de cette thèse est de tester empiriquement la relation entre les nouvelles exigences de fonds propres réglementaires et la performance des banques européennes. Les résultats obtenus par cette recherche ont pour but de clarifier si les banquiers doivent effectivement s'inquiéter des nouvelles réglementations auxquelles ils doivent se conformer