Télépréhabilitation et télémonitoring postopératoire en chirugie colorectale : quoi, comment et pour qui ? - Une revue de la littérature

(2026)

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Abstract Objectif : Cette revue de la littérature visait à décrire les modalités de télépréhabilitation et de télémonitoring postopératoire utilisées en chirurgie colorectale, à examiner leur faisabilité, leurs effets fonctionnels et cliniques et à identifier les principales barrières et les principaux facilitateurs associés à leur implantation. Méthode : Une recherche documentaire a été réalisée dans les bases de données PubMed et Embase à partir d’équations élaborées selon le modèle PICOS. Les études publiées en français ou en anglais au cours des dix dernières années et répondant aux critères d’éligibilité ont été sélectionnées. Après le dépistage des titres et résumés, puis la lecture des textes intégraux, 19 études ont été incluses : neuf consacrées à la télépréhabilitation et dix au télémonitoring postopératoire. Résultats : Les programmes de télépréhabilitation associaient principalement des exercices physiques à une prise en charge nutritionnelle et, plus rarement, psychologique. Ils étaient globalement faisables, sûrs et bien acceptés, avec une adhérence généralement élevée, à l’exception de la composante psychologique. Des améliorations de certains paramètres d’endurance, de performance physique et d’état nutritionnel étaient rapportées tandis que les résultats psychologiques et cliniques étaient hétérogènes. Le télémonitoring reposait sur des applications ou des plateformes permettant la transmission de symptômes et de paramètres physiologiques dans certains cas. Ces dispositifs étaient jugés faisables et acceptables et pouvaient détecter certaines complications. Leur effet sur les complications, les recours aux urgences et les réadmissions restait toutefois incertain. Les principales barrières concernaient les compétences numériques, l’accès au matériel et à Internet, l’engagement du patient, la courte fenêtre préopératoire et les contraintes organisationnelles. Une information claire, une formation adaptée, la personnalisation, l’accompagnement humain et l’intégration des dispositifs dans l’organisation des soins constituaient les principaux facilitateurs. Conclusion : La télépréhabilitation et le télémonitoring semblent constituer des modalités faisables et prometteuses pour accompagner les patients avant et après une chirurgie colorectale. Néanmoins, l’hétérogénéité des interventions, les faibles effectifs et la prédominance d’études non randomisées limitent les conclusions concernant leur efficacité. Des études comparatives de meilleure qualité et une évaluation de leur implantation en pratique courante restent nécessaires.