Impact de l’activité sportive volontaire sur les indicateurs professionnels : satisfaction au travail, performance perçue et intention de quitter l’entreprise - Rôle médiateur du sentiment d’auto-efficacité et du stress perçu, et rôle modérateur de la fréquence de pratique sportive et du soutien organisationnel perçu.
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- Aujourd’hui, les entreprises font face à un problème de taille : le stress professionnel nuit gravement à la santé mentale des employés, réduit leur efficacité et leur satisfaction au travail, tout en accélérant les départs volontaires. Face à ces enjeux organisationnels qui pèsent lourd financièrement, promouvoir l’activité sportive apparaît comme une solution prometteuse. Pratiquée de manière volontaire, celle-ci représente une ressource personnelle facilement accessible, capable d’améliorer le bien-être psychologique et de mieux faire face aux exigences du monde professionnel. Cette étude cherche à comprendre les mécanismes par lesquels le sport influe sur des indicateurs clés de l’entreprise (performance, satisfaction et intention de quitter l’entreprise), en étudiant notamment les rôles de l’auto-efficacité, du stress perçu, de la fréquence de pratique et du soutien organisationnel. À cette fin, une enquête quantitative transversale a été menée auprès de 262 travailleurs, majoritairement sédentaires, en Belgique francophone. Les données ont été collectées à l’aide d’un questionnaire en ligne (Qualtrics) fondé sur des échelles validées mesurant l’intensité perçue de l’activité sportive, l’auto-efficacité générale, le stress perçu, le soutien organisationnel perçu, la performance au travail, la satisfaction professionnelle et l’intention de quitter l’entreprise. Les analyses ont été effectuées grâce aux corrélations, régressions, tests de médiation et de modération (SPSS et PROCESS). Les résultats montrent que la gestion du stress et de l’auto-efficacité constitue des leviers majeurs d’amélioration des indicateurs organisationnels. Plus précisément, un fort sentiment d’auto-efficacité est lié à une perception de moins de stress. Ce stress entraîne, à son tour, une baisse de performance et de satisfaction au travail ainsi qu’une augmentation de l’intention de quitter l’entreprise. L’intensité perçue de la pratique sportive n’a toutefois pas été significativement associée à ces variables, et toutes les hypothèses de médiation et de modération n’ont pas été confirmées. Un résultat exploratoire suggère toutefois que le soutien organisationnel perçu atténue l’impact du stress sur la performance extra-rôle, soulignant ainsi l’importance des pratiques en ressources humaines. Cette étude suggère des actions concrètes pour les organisations : renforcer l’auto-efficacité des employés et développer un climat de soutien sont des leviers stratégiques pour réduire le stress, tout en augmentant la performance, la satisfaction et la rétention des talents. Certes, l’intensité perçue de l’activité sportive n’est pas un prédicteur direct dans ce modèle, mais d’autres dimensions de la pratique sportive (par ex. la régularité, le volume, la récupération psychologique) sont à analyser dans le cadre de programmes de bien-être en entreprise. Les organisations sont bien avisées d’investir dans des initiatives qui promeuvent l’activité physique et créent un environnement favorable, afin d’obtenir un retour sur investissement optimal en capital humain.