Esthétiques de la transgression : Vulgarité et idéalisation dans le théâtre de Jean Genet, Sarah Kane et Jean-Marie Piemme

(2025)

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Ce mémoire analyse l’esthétique de la transgression au théâtre à travers trois auteurs : Jean Genet (Les Bonnes), Sarah Kane (L’Amour de Phèdre) et Jean-Marie Piemme (Bruxelles, printemps noir). Après avoir défini la transgression et son lien historique avec le sacré, il étudie ses manifestations et ses enjeux contemporains, entre provocation, idéalisation et crise des idéaux. L’approche croise les apports théoriques de Bataille, Caillois, Girard et Lehmann, ainsi que des réflexions sur la censure, la catharsis et le rôle social de l’artiste. L’analyse de Les Bonnes montre la persistance d’une transgression rituelle et sacrée. L’Amour de Phèdre illustre une transgression hybride, mêlant violence et quête d’idéal, à la charnière du théâtre classique et postdramatique. Bruxelles, printemps noir cristallise la désidéalisation et l’effacement du versant transgressif. L’étude conclut à une corrélation entre la présence d’idéaux et l’efficacité de la transgression, et interroge ses formes possibles dans un théâtre désenchanté.