Comment les stimuli visuels peuvent-ils être utilisés efficacement pour influencer les choix des consommateurs en faveur d'aliments durables végétariens dans un contexte où des options végétariennes et non végétariennes sont disponibles ?

(2026)

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Ce mémoire étudie l'effet de deux stimuli visuels, une photographie et une mise en évidence, sur le choix des consommateurs entre un burger classique et un burger végétarien. Il s'inscrit dans le contexte de la transition vers une alimentation plus végétale, recommandée pour limiter l'impact environnemental du système alimentaire, mais freinée par un écart persistant entre les attitudes favorables des consommateurs et leurs comportements réels. Cinq hypothèses ont été formulées à partir de la littérature sur les nudges et les stimuli visuels. Les trois premières portent sur l'effet direct de la photographie, du badge et de leur combinaison sur le choix. Les deux dernières testent si cet effet est modéré par la préoccupation environnementale et par l'attachement à la viande du répondant. Ces hypothèses ont été testées via une étude expérimentale en ligne (questionnaire LimeSurvey, N = 148 répondants valides), les participants étant répartis aléatoirement entre quatre versions d'un même menu. Les données ont été analysées par régression logistique. La photographie augmente significativement la probabilité de choisir l'option végétarienne (rapport de chances ≈ 5,7), tandis que le badge, seul ou combiné à la photo, ne produit aucun effet significatif. L'effet de la photo est plus marqué chez les répondants peu préoccupés par l'environnement, conformément à la logique de compensation attribuée aux nudges, mais aussi, de façon inattendue, chez les répondants fortement attachés à la viande, ce qui suggère un mécanisme distinct, plus proche d'un attrait sensoriel immédiat que d'une logique de conviction. Ce mémoire contribue à la littérature sur les nudges alimentaires en testant une combinaison de stimuli encore peu documentée, et en montrant qu'un même stimulus peut agir par des mécanismes différents selon le profil du consommateur. Il suggère aussi qu'une simple photographie appétissante constitue un levier accessible et peu coûteux pour encourager le choix végétarien, sans informer ni convaincre. Les limites de l'étude, notamment la représentativité de l'échantillon et la nature déclarative du choix mesuré, invitent toutefois à la prudence dans la généralisation de ces résultats.