Evaluation des connaissances, des déterminants psychosociaux et des pratiques déclarées des infirmiers hospitaliers concernant le don des cellules souches hématopoïétiques au CHU Helora
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- Le don de cellules souches hématopoïétiques constitue un enjeu important de santé publique, notamment en raison des besoins persistants en donneurs compatibles pour les patients atteints de pathologies hématologiques sévères. Les professionnels infirmiers, en raison de leur proximité avec les patients et de leur rôle en promotion de la santé, peuvent contribuer à la sensibilisation au don. Toutefois, peu d’études se sont intéressées aux facteurs influençant leurs pratiques d’éducation à la santé concernant cette thématique. Cette étude avait pour objectif d’examiner l’association entre le niveau de connaissances des infirmiers concernant le don de cellules souches hématopoïétiques et leurs pratiques déclarées d’éducation à la santé, en s’appuyant sur les déterminants psychosociaux issus de la Théorie du Comportement Planifié d’Ajzen (attitude, norme subjective et contrôle comportemental perçu). Une étude quantitative descriptive et analytique à design transversal a été réalisée auprès de 58 infirmiers du CHU Helora, site Kennedy. Les données ont été recueillies via un questionnaire en ligne portant sur les connaissances relatives au don de cellules souches hématopoïétiques, les déterminants psychosociaux issus de la Théorie du Comportement Planifié et les pratiques déclarées d’éducation à la santé. Une analyse exploratoire avant/après exposition à une information standardisée a également été réalisée. Les données ont été analysées à l’aide du logiciel IBM SPSS Statistics. Les résultats montrent un niveau de connaissances globalement satisfaisant mais hétérogène, associé à un faible niveau de pratiques déclarées d’éducation à la santé. Aucune association significative n’a été observée entre les connaissances et les pratiques. En revanche, l’attitude et la norme subjective apparaissent significativement associées à l’intention d’aborder le sujet avec les patients. Le contrôle comportemental perçu n’était pas significativement associé à l’intention, bien qu’il soit positivement lié au niveau de connaissances. Les résultats suggèrent également que des facteurs organisationnels et environnementaux, tels que le manque de temps, le faible soutien institutionnel ou la faible intégration de cette thématique dans les soins, pourraient limiter le passage de l’intention à l’action. Enfin, l’information standardisée a permis d’améliorer significativement le contrôle comportemental perçu, sans modifier l’intention. Cette étude souligne l’importance d’une approche globale intégrant les connaissances, les déterminants psychosociaux et les facteurs organisationnels afin de favoriser l’intégration de cette thématique dans les pratiques professionnelles infirmières.