Analyse de l’efficacité de la planification communale, outil de décentralisation et de développement local dans la commune de Mombo (Moungo-Cameroun)

(2021)

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Le Cameroun, tout comme la majorité des pays d’Afrique subsahariennes, est confronté au double défi d’amélioration des conditions de vie de ses populations et d’émergence des économies. L’une des voies empruntées pour atteindre les objectifs ainsi visés passe nécessairement par l’adoption d’un cadre politique, gouvernemental qui place au centre des actions, préoccupations, les intérêts des populations, mais surtout, les implique et accentue leur participation à l’élaboration des politiques locales. Par voies de fait, la décentralisation semble être, le moyen le plus efficace pour parvenir à ces résultats. Elle est un moyen pour les CTD, de se doter d’outils, de compétences, nécessaires à l’impulsion, partant de la base, d’une dynamique de changement durable. Il s’agit, à travers les pratiques des acteurs, de faire émerger une forme de gouvernance qui, s’ancrant dans le territoire, fait interagir les acteurs et les ressources, à travers la construction de diverses relations de coordinations, coopérations, collaborations, synergies, solidarités, voire de coopétitions. C’est dans ce contexte que prend corps notre problématique, qui entend, analyser la capacité de cette dynamique participative mise en œuvre, à engendrer un développement local, voire territorial dans la commune de Mombo (Moungo-Cameroun). Afin de mener à bien cette étude, a été mobilisée la théorie du développement local, qui permet de mettre en application la planification en rapport à ce qu’est le développement local, et l’approche systémique, qui permet de mettre en exergue les interactions et influences qui se tissent ou non dans la fabrique du projet de territoire, influant sa capacité à générer des mutations profondes. Des résultats obtenus de la recherche documentaire menée à travers l’exploitation des PCD de 2012 et 2020, il ressort que, si la planification communale, induit des changements institutionnels, sociopolitiques favorables à l’émergence d’une gouvernance locale, et à l’impulsion d’un mieux-être communautaire, (notamment grâce à l’investissement), elle n’entraine pas nécessairement un développement local et encore moins territorial. Elle porte de nombreux biais de méthodes qu’il faut dépasser, afin de pouvoir construire un développement véritablement local. Cela n’est toutefois pas impossible, car elle en porte les gènes. Le seul impératif serait donc de renforcer, ou de créer des réseaux de partenariats qui contribuent à impulser les initiatives locales, en s’adossant sur les ressources et les savoir-faire propres au territoire.