Quelle est la motivation des enseignants du secondaire à se former à l'EVRAS ? Quel transfert en font-ils dans leurs pratiques ?

(2022)

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Depuis une dizaine d’années, est confiée à l’École en FWB la mission d’éduquer ses élèves à l’Éducation à la Vie Relationnelle, Affective et Sexuelle (EVRAS). Les enseignants sont de véritables acteurs de l’EVRAS et ont donc un rôle à jouer. Toutefois, à l’heure actuelle, la formation initiale ne les outille pas pour mener efficacement cette ambitieuse mission. Dès lors, c’est vers la formation continue que les enseignants, ou autres acteurs désireux de s’y former, se tournent. À travers ce travail de recherche, nous avons voulu identifier et comprendre les motifs qui poussent les enseignants du secondaire à se former à l’EVRAS. Ensuite, nous avons cherché à évaluer dans quelle mesure ces derniers réinvestissent leurs nouvelles connaissances dans la réalité de leur contexte professionnel. Nous avons opté pour une recherche qualitative à visée compréhensive afin de comprendre le plus finement possible les raisons de leur engagement et les circonstances de leurs éventuelles modifications de pratiques. Les entretiens semi-directifs que nous avons menés avec les sept enseignants de notre échantillon de recherche ont donné lieu à des résultats qui nous ont permis de répondre à notre double question de recherche : Quelle est la motivation des enseignants du secondaire à se former à l’EVRAS ? Quel transfert en font-ils dans leurs pratiques ? L’analyse des données, scindée en trois temps (avant, pendant, après la formation) a donné lieu à quelques résultats intéressants. Parmi ceux-ci, nous notons que les enseignants n’ont pas une vision claire de ce qu’est l’EVRAS ni de la signification des dimensions qu’elle recouvre. Ensuite, la « théorie des besoins fondamentaux » de Ryan & Deci (2018) a montré qu’un besoin d’autonomie, de proximité sociale ou de compétence non satisfait peut être compensé par un autre qui est particulièrement satisfaisant pour le participant. Après la formation, seuls deux enseignants sur sept se seront adonnés à un transfert de leurs acquis de formation au sein de leurs pratiques. Autrement dit, pour cinq d’entre eux, la formation se sera révélée inutile en termes de développement professionnel.