Les biosurfactants : une approche innovante face à la survie des bactéries aux antibiotiques

(2026)

Files

Lamzibri_Rania_32041800_2025-2026.pdf
  • UCLouvain restricted access
  • Adobe PDF
  • 1.5 MB

Details

Supervisors
Faculty
Degree label
Abstract
L’émergence de mécanismes d’antibiorésistance relève d’un problème de santé publique mondial et est la cause d’infections résistantes à l’origine de nombreux décès. Par ailleurs, le développement de nouveaux antibiotiques a fortement ralenti ces dernières années. Dans ce contexte, les biosurfactants, surfactants produits par des microorganismes, sont étudiés pour leurs propriétés antibactériennes, antiadhésives et antibiofilms. Au cours de ce travail, nous nous sommes focalisés sur la surfactine et les rhamnolipides qui sont respectivement des lipopeptides et glycolipides, fortement étudiés dans la littérature pour leurs effets antibactériens. Nos recherches dans la littérature scientifique ont mis en évidence leurs divers mécanismes antibactériens tels que l’altération des membranes bactériennes ainsi que la modification du métabolisme et de l’expression génique. Parallèlement aux effets antibactériens, la surfactine et les rhamnolipides peuvent inhiber la formation d’un biofilm en empêchant l’adhérence bactérienne ou induire la dispersion d’un biofilm mature en altérant notamment son architecture. Ils exercent par ailleurs un effet synergique lors de leur utilisation avec des antibiotiques conventionnels. L’ensemble des travaux met en lumière leur large spectre d’action comprenant des bactéries à Gram positif, négatif ainsi que des bactéries multirésistantes. Les biosurfactants pourraient de ce fait être administrés en monothérapie ou en association pour lutter contre des infections résistantes. Ils pourraient aussi être utilisés comme revêtement de dispositifs médicaux implantables tels que des cathéters afin d’empêcher la formation de biofilm. Les biosurfactants se révèlent une potentielle solution prometteuse dans la lutte contre l’antibiorésistance.