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CAMUS_27471900_2025.pdf
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- Les grands ensembles modernistes construits durant l’après-guerre à Bruxelles, comme ceux de la dalle de l’Héliport-Anvers, font aujourd’hui face à un double défi : répondre aux exigences environnementales actuelles tout en réaffirmant leur valeur architecturale et sociale. Ces architectures, issues de la pensée du Mouvement Moderne, sont souvent perçues comme obsolètes, inadaptées ou déshumanisantes, malgré leur volonté initiale de proposer des logements lumineux, fonctionnels et accessibles à tous. La stigmatisation progressive de ces ensembles a mené à un désinvestissement, voire à une dégradation de leur image, de leur entretien et de leur fonctionnement. Pourtant, à l’heure de la transition écologique, ces structures présentent un potentiel à revaloriser, tant par leur générosité spatiale que par leur position urbaine. À travers une lecture critique du contexte bruxellois et une analyse de projets de réhabilitation exemplaires, ce travail interroge les modalités d’une rénovation respectueuse du patrimoine moderniste, mais adaptée aux besoins contemporains. Il s’agit de concilier mémoire collective, amélioration des performances énergétiques et enrichissement des usages. Le projet architectural développé propose une requalification de la dalle de l’Héliport/Anvers, avec des interventions ciblées sur ses limites : création d’une rampe, d’une maison de quartier, d’une crèche et ouverture des rez-de-chaussée. Ces dispositifs visent à améliorer la qualité de vie des habitants et a retisser des liens entre eux, à renforcer les continuités urbaines et à rendre cet espace plus perméable, accueillant et vivant. Le projet questionne ainsi la manière de faire du neuf avec l’existant, en misant sur l’adaptation plutôt que sur la démolition, et sur la capacité d’un lieu à se réinventer collectivement.