La décision lexicale comme outil d’évaluation de l'apprentissage de nouveaux mots avec sémantique couplé avec un paradigme EEG/FPVS.

(2026)

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Le lexique mental adulte n'est pas figé et s'enrichit tout au long de la vie. Intégrer de nouveaux mots suppose de construire des représentations orthographiques, phonologiques et sémantiques connectées entre elles. Nous avons cherché à évaluer dans quelle mesure un apprentissage explicite intégrant la sémantique favorise cette intégration lexicale, et si un paradigme EEG à fréquence de stimulation réduite permet de mettre en évidence une discrimination lexicale des mots nouvellement appris. Vingt-cinq adultes francophones ont appris trente mots rares via un protocole combinant informations sémantiques, phonologiques et orthographiques. Une tâche de décision lexicale évaluait la compétition avec les voisins orthographiques à l'aide de trois listes, variant selon la présence ou l'absence des mots appris et leurs voisins. Un enregistrement EEG en FPVS mesurait la discrimination neuronale implicite. Nous attendions un ralentissement sur les voisins quelle que soit la liste, et une réponse plus robuste à 4 Hz qu’à 10 Hz. En décision lexicale, le ralentissement n'émerge qu'en condition MIX, suggérant une interférence liée au contexte de liste plutôt qu'une compétition lexicale. En EEG, aucune différence significative n'est observée entre les deux fréquences, mais les amplitudes pour les nouveaux mots dépassent celles des mots non appris. De meilleures capacités d'apprentissage sont associées à de plus faibles amplitudes de discrimination, ce qui rejoint l'hypothèse de la qualité lexicale. Ces résultats suggèrent que l'apprentissage explicite produit des effets dès la première session. Toutefois, leur manque de robustesse pourrait refléter un encodage insuffisamment profond ou un manque de consolidation temporelle.