La relation entre l’attachement avec un animal de compagnie et l’empathie affective et cognitive
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- L’attachement envers l’animal de compagnie est de plus en plus reconnu comme une relation pouvant remplir des fonctions similaires à celles observées dans les relations interpersonnelles. La littérature scientifique suggère que ce lien pourrait favoriser le développement de l’empathie interpersonnelle, par le biais de deux mécanismes potentiels : l’empathie envers les animaux et l’anthropomorphisme. Toutefois, ces mécanismes ont rarement été étudiés au sein d’une même recherche, et la plupart des études comparent les propriétaires aux non-propriétaires sans tenir compte de la qualité du lien affectif développé avec l’animal. Cette étude vise à examiner, auprès d’un échantillon de 590 adultes âgés de 18 à 80 ans, l’association entre les dimensions d’anxiété et d’évitement de l’attachement envers l’animal et les composantes cognitive et affective de l’empathie interpersonnelle, ainsi que le rôle médiateur de l’empathie envers les animaux et de l’anthropomorphisme. Pour répondre à ces objectifs, une étude transversale reposant sur un questionnaire en ligne a été réalisée. Des régressions linéaires hiérarchiques et des analyses de médiation ont été réalisées en contrôlant l’âge, le genre, le niveau d’éducation et l’estime de soi. Les résultats montrent que l’évitement d’attachement est négativement associé à l’empathie affective et cognitive et que l’empathie envers les animaux joue un rôle médiateur significatif dans la relation entre l’évitement d’attachement et ces deux dimensions de l’empathie interpersonnelle. En revanche, l’anxiété d’attachement n’est pas associée à l’empathie interpersonnelle et aucun effet médiateur de l’anthropomorphisme n’a été mis en évidence. Ces résultats indiquent que la qualité du lien développé avec l'animal, et plus particulièrement les dimensions de l’attachement envers celui-ci, est déterminante pour comprendre ses effets sur l’empathie envers autrui. Ils soulignent ainsi l’intérêt de prendre en compte la qualité de cette relation dans les recherches futures et les pratiques de médiation animale.