Le Vanuatu en quête d’une justice climatique : une demande d’avis consultatif à la Cour Internationale de Justice comme stratégie de contournement

(2026)

Files

Dillon_05302400_2026.pdf
  • Open access
  • Adobe PDF
  • 4.09 MB

Details

Supervisors
Faculty
Degree label
Abstract
Pendant plus de trois décennies, la gouvernance climatique mondiale a fonctionné selon une logique établie : les États négocient, promettent, tentent de mettre en place leurs engagements, puis négocient à nouveau. Ce fonctionnement a produit des protocoles, des accords, des feuilles de route et des mécanismes de coopération. Néanmoins, le changement climatique ne perd ni en vitesse, ni en importance et ses conséquences sont de plus en plus visibles. Inondations, feux, sécheresses, tempêtes, cyclones, typhons, montée des eaux. Les phénomènes climatiques extrêmes se multiplient et touchent plus fortement encore les États en incapacité partielle ou totale d’y faire face et de se reconstruire. C’est dans ce contexte d’insuffisance d’engagements internationaux et de résultats concrets que le Vanuatu, un archipel situé au cœur du Pacifique, et classé comme l’État le plus exposé aux catastrophes naturelles au monde, a décidé d’agir. Non pas en négociant mieux ou davantage, mais en portant la question là où les rapports de force traditionnels s’exercent différemment, là où elle n’avait encore jamais été soulevée : devant la Cour Internationale de Justice (CIJ). Le 23 juillet 2025, elle rendait son avis consultatif sur les obligations des États en matière de changement climatique et des conséquences juridiques qui en découlent. Cette recherche vise alors à analyser la manière dont cette demande inédite illustre une stratégie diplomatique alternative des petits États face à leur marginalisation dans la gouvernance climatique mondiale.