Burnout, bore-out et brown-out : création d’une échelle pour les différencier.
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- Ce mémoire a pour objectif la création d’un questionnaire permettant la distinction de trois syndromes d’épuisement au travail que sont le burnout, le bore-out et le brown-out. Le burnout est reconnu dans la pratique et la littérature depuis les années septante comme une souffrance provenant d’une surcharge de travail. Le bore-out, apparu plus tardivement, se définit comme un mal-être professionnel causé par un sentiment d’ennui sur le lieu de travail. Enfin, le brown-out, apparu récemment dans la sphère médiatique, se caractérise par une perte de sens au travail. Nos hypothèses supposent que ces trois syndromes possèdent des antécédents distincts et des conséquences communes. Le burnout serait la conséquence d’un rythme et d’une quantité de travail, d’une charge mentale, d’une charge émotionnelle et d’efforts physiques excessifs. Le bore-out apparaitrait suite à une sous-charge de travail, de la sous-stimulation, des tâches monotones et répétitives et une incongruence entre les exigences du travail et les capacités de l’individu. Enfin, les antécédents du brown-out sont un manque d’authenticité, une incongruence entre les valeurs du travailleur et son entreprise, l’offre de l’organisation qui ne rencontre pas les besoins du travailleur, un manque d’apprentissage, d’identité de la tâche, de signification de la tâche, l’autonomie, et des difficultés relationnelles. Enfin, nous pensons que ces trois syndromes mènent à des intentions de quitter son travail, au désengagement, à l’insatisfaction, au manque d’identification à l’entreprise, à des plaintes psychiques, et physiques. Nos hypothèses furent partiellement rencontrées par nos données. En effet, nous pouvons observer des patterns distincts d’antécédents entre les trois construits, bien que la majorité des antécédents ne soient pas propres à l’un ou l’autre syndrome. Les mêmes conclusions peuvent être tirées pour les conséquences de ces syndromes, mitigées. Seuls le désengagement et l’insatisfaction s’avèrent être communs aux trois syndromes d’épuisement professionnel. Malgré ces résultats mitigés, notre mémoire propose de nouvelles perspectives pour poursuivre la recherche dans ce domaine.