Régulation de la macro-autophagie dans le muscle squelettique humain après un exercice d'endurance à jeun

(2014)

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But – L’objectif de cette étude était de déterminer si un exercice d’endurance réalisé à jeun stimulait davantage l’autophagie dans le muscle squelettique humain comparé au même exercice effectué nourri. Méthode – Sept cyclistes et triathlètes ont réalisé 2h d’exercice d’endurance à 68 ± 1 % de leur VO2max sur cycloergomètre suivant deux états nutritionnels différents : une fois à jeun et une fois nourri. Quatre biopsies musculaires ont été effectuées dans le muscle vaste latéral : à leur arrivée, 55min après le petit-déjeuner lors de la session nourrie, soit 1h30 après la première biopsie, dès la fin de l’exercice et 1h après la fin de celui-ci. Résultats – Quel que fût l’état nutritionnel, l’expression protéique de LC3b-II diminuait après l’exercice et cette diminution se maintenait pendant encore 1h après celui-ci. p62 tendait à diminuer tout au long du protocole mais cette diminution n’était significative qu’une heure après l’exercice. Concernant les protéines régulatrices de l’autophagie, AMPKThr172 augmentait de façon significative après l’exercice uniquement lors de la session nourrie. ACCSer79 augmentait dans les deux états nutritionnels après l’exercice. FoxO1/3aThr24/32 diminuait après l’exercice uniquement lorsque l’exercice était réalisé à jeun. AktThr308/Ser473 augmentait après le petit-déjeuner puis diminuait après l’exercice mais restait à un niveau de phosphorylation plus important comparé à la session à jeun. 4E-BP1Thr37/46 diminuait fortement après l’exercice uniquement lorsque l’exercice était réalisé à jeun. ULK1Ser317 augmentait après l’exercice quel que fût l’état nutritionnel mais cette augmentation était accrue lors de la session à jeun. Concernant ULK1Ser757 nous avons observé un état de phosphorylation plus important lors de la session nourrie comparé à la session à jeun pour les biopsies pre-ex et 1h post-ex. Conclusion – Ces résultats semblent montrer une stimulation de l’autophagie plus importante lorsque l’exercice est réalisé à jeun. Également, ce protocole expérimental vient supporter les résultats de quelques études présentant une diminution de LC3b-II après un exercice physique, amenant à penser que chez l’humain l’exercice stimule la réponse autophagique, mais que l’activité lysosomale est également augmentée par des mécanismes à ce jour inconnus.