Étude des effets de Dysosmobacter wel bionis J115 et du myo-inositol sur les perturbations métaboliques induites par un régime riche en lipides chez la souris

(2025)

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L’obésité et ses complications représentent un problème de santé publique majeur. Le microbiote intestinal, impliqué dans la régulation du métabolisme et de l’inflammation, constitue une cible prometteuse pour limiter les troubles métaboliques associés à l’obésité. Parmi les bactéries potentiellement bénéfiques qui le composent, un nou veau candidat prometteur a récemment été identifié : Dysosmobacter welbionis J115. Cette bactérie est présente dans le microbiote de 70% de la population. Chez la souris, une administration à la dose de 10⁹ CFU/jour a montré des effets positifs avec notam ment une amélioration de différents facteurs liés aux désordres métaboliques. Néan moins, la concentration optimale pour maximiser ses bienfaits sur la santé reste à dé terminer, tout comme l’identification d’un éventuel seuil d'efficacité. Par ailleurs, D. welbionis J115 a la particularité d’utiliser du myo-inositol pour produire du butyrate. Dès lors, étudier les potentiels effets liés à l'ajout de myo-inositol dans l'alimentation des souris et évaluer l'existence d'une éventuelle synergie entre cette molécule et les actions de la bactérie pourraient conduire au développement d’un potentiel synbio tique. Pour répondre à ces objectifs, nous avons mené deux expériences in vivo, cha cune d’une durée de 8 semaines, sur des souris soumises à un régime riche en lipides pour induire l'obésité. Dans la première expérience, les souris ont reçu différentes doses de D. welbionis J115 (10⁸, 10⁹, et 10¹⁰ CFU). Dans la seconde, les souris ont reçu un régime riche en lipides enrichi ou non en myo-inositol, avec ou sans supplé mentation en D. welbionis J115. Ces protocoles ont ainsi permis d'étudier à la fois l'effet dose-dépendant et l’interaction potentielle entre la bactérie et le myo-inositol. Dans la première expérience, le régime riche en lipide a induit une augmentation de la prise de poids. Aucune des doses de D. welbionis J115 n’a modifié le gain de poids corporel ou de masse grasse. Cependant, nous avons observé une amélioration signi ficative de la tolérance au glucose avec une augmentation de sécrétion d’insuline chez les souris ayant reçu la plus haute dose de D. welbionis J115 (10¹⁰ CFU). En revanche, dans la seconde expérience, le gain de poids corporel et de masse grasse induit par le régime riche en lipides était moins important que lors de la première expérience. Aucun effet du myo-inositol ni de D. welbionis J115 n’a pu être mis en évidence sur les paramètres métaboliques étudiés. Ces résultats invitent à explorer plus en détail les mécanismes d'action de D. welbionis J115, notamment pour comprendre les con ditions spécifiques favorisant ses effets bénéfiques sur le métabolisme.