Impact de la gestion forestière sur l’abondance de la tique Ixodes ricinus en Forêt de Soignes bruxelloise

(2026)

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Face au changement climatique et à la perte de la biodiversité, les pratiques sylvicoles en Europe évoluent vers une gestion plus durable visant à renforcer la résilience, la diversité spécifique et la complexité structurelle des forêts. Toutefois, ces modifications environnementales peuvent entraîner l’émergence de zoonoses, un enjeu pour la santé humaine. Parmi celles-ci, la borréliose de Lyme, causée par la bactérie Borrelia burgdorferi sensu lato et transmise par la tique Ixodes ricinus, est l’une des plus répandue. Dans les forêts mixtes et complexes en structure, les conditions microclimatiques pourraient être favorables à la survie et le développement de ce parasite hématophage. Par conséquent, il est essentiel de comprendre l’impact de la gestion forestière sur l’abondance d’I. ricinus afin de prévenir le risque potentiel de zoonoses. Cette étude a été menée en Forêt de Soignes, située au sud-est de la Région de Bruxelles-Capitale en Belgique. Les tiques en quête d’hôte ont été collectées par la méthode du drag flagging sur plusieurs sites. La température, l’humidité relative, la structure (hauteur, circonférence, surface terrière, densité des arbres, etc.) ainsi que la diversité spécifique ont été décrites pour chaque site. Les résultats ont montré que la température était plus faible et l’humidité relative plus élevée dans les futaies de hêtres que dans les peuplements mélangés de chênes, de charmes et d’érables sycomores. Les hêtraies étaient dominées par des arbres âgés de grande taille, tandis que les peuplements mélangés étaient composés d’arbres de plus petite taille. L’abondance des nymphes était plus élevée dans les hêtraies, malgré leur faible diversité spécifique et leur faible complexité structurelle. Ces résultats, propres au contexte historique de la Forêt de Soignes, s’expliquent par la présence ancienne des hêtraies, qui ont développé au cours du temps une canopée fermée et uniforme, favorisant le maintien d’un microclimat propice à la survie des tiques, indépendamment de la composition spécifique.