Des origines à l'ancrage international de la force aérienne belge : Étude des enjeux politiques, diplomatiques et techniques de 1920 a 1949

(2025)

Files

Van_Splunter_67152300_2025_Annexes.pdf
  • Open access
  • Adobe PDF
  • 3.91 MB

Van_Splunter_67152300_2025.pdf
  • Open access
  • Adobe PDF
  • 3.68 MB

Details

Supervisors
Faculty
Degree label
Abstract
Ce mémoire s’inscrit dans un questionnement né de la récurrence des débats publics autour des choix militaires belges, et en particulier des acquisitions aéronautiques. Alors que la décision d’achat du F-35 a suscité des controverses nourries, il est apparu pertinent d’interroger ces débats à la lumière de l’histoire longue, afin d’évaluer si les paramètres qui influencent les choix contemporains relèvent de dynamiques nouvelles ou de continuités plus profondes. La recherche couvre la période 1920–1949, moment fondateur de la Force aérienne belge. Elle repose sur une double démarche : confronter, d’une part, les contextes politico-stratégiques de chaque séquence chronologique, et, d’autre part, les acquisitions et développements concrets de l’aéronautique militaire. Cette approche a été structurée en cinq périodes clés : 1920-1926 (reconstruction et structuration), 1927-1935 (redéfinition et ouverture), 1936-1940 (neutralité intégrale), 1940-1945 (dépendance opérationnelle en guerre), et 1945-1949 (reconstruction et ancrage occidental). Le travail repose sur un corpus large : documents parlementaires, archives diplomatiques du ministère des Affaires étrangères, ainsi qu’une base de données originale recensant plus de 2 000 acquisitions d’avions établie principalement sur la base des travaux de Daniel Brackx. La littérature scientifique, dominée par une historiographie de type « histoire-bataille » (p. e. Donnet), mais enrichie par des analyses stratégiques plus récentes (Deloge, Manigart, Buzin), a permis de situer les résultats dans un cadre académique encore peu exploré. L’analyse met en évidence trois paramètres majeurs guidant les choix belges : diplomatique (alliances et positionnements internationaux), politique intérieure (priorités nationales et doctrines), et technique (origine et nature des acquisitions, production nationale). Leur influence varie fortement selon les contextes, mais un leitmotiv constant apparaît : l’incapacité structurelle de la Belgique à assurer seule sa défense, qui conduit à chercher la sécurité dans des alliances. L’étude démontre ainsi que l’histoire de la Force aérienne belge ne peut être comprise qu’à travers l’articulation de ces paramètres, dont les variations dessinent une dynamique complexe et toujours actuelle, éclairant d’un jour nouveau les débats contemporains.