Hypocrisie induite et porte au nez : association de deux techniques d'influence en vue de favoriser l'émergence de comportements associés positivement à la protection de la nature

(2006)

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Dans ce mémoire, deux études ont été effectuées. La première (étude pilote) poursuivait deux objectifs. Le premier était d’examiner si l’induction d’hypocrisie est une méthode efficace pour provoquer des sentiments négatifs chez les participants. Le deuxième objectif était d’identifier les composantes affectives impliquées dans les effets de l'hypocrisie. Selon le paradigme de l’hypocrisie induite (Aronson et al. 1991), il est possible de susciter de la dissonance cognitive chez les individus en les faisant s’engager publiquement par rapport à une attitude désirable avant de leur faire prendre conscience qu’ils n’agissent pas toujours en concordance avec ce qu’ils ont prêché. L’inconfort résultant de cette manipulation pousse les gens à corriger leur comportement afin que celui-ci se calque sur leur attitude. Dans notre deuxième étude, nous avons examiné la possibilité de coupler le paradigme de l’hypocrisie induite avec la technique de la porte au nez (Cialdini et al. 1975) pour favoriser l'émergence de comportements associés positivement à la protection de la nature. La technique de la porte au nez est une technique d’influence qui consiste à formuler une première demande extravagante, qui a de fortes chances d’être refusée, avant de formuler une seconde demande plus raisonnable (requête cible), directement après la première demande, dans le but d’augmenter la probabilité d’acceptation de la requête cible.