Au cœur des soins intensifs du CHU HELORA – site Jolimont : Une étude qualitative du vécu professionnel infirmier et de leurs stratégies d’adaptation personnelles soutenant la satisfaction au travail.

(2026)

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Ce mémoire s’intéresse à la satisfaction au travail des infirmiers exerçant en unité de soins intensifs (USI) au CHU HELORA - site Jolimont, ainsi qu’aux stratégies d’adaptation personnelles (coping) mobilisées face aux contraintes professionnelles. Cette recherche s’inscrit dans un contexte marqué par une pénurie infirmière croissante, une augmentation des départs au sein du service et une intensification des exigences professionnelles en milieu aigu. Dès lors, la satisfaction professionnelle des infirmiers en soins intensifs apparaît comme un enjeu majeur de santé publique, tant pour le bien-être des soignants que pour la continuité et la qualité des soins. L’objectif principal de cette étude était d’explorer le vécu infirmier afin d’identifier les stratégies de coping mobilisées ainsi que leur influence sur la satisfaction au travail. Cette démarche visait également à coconstruire des pistes d’amélioration du bien-être au travail au sein du service. La recherche s’est appuyée sur un design imbriqué à prédominance qualitative. Des entretiens semi-directifs ont été réalisés auprès d’infirmiers volontaires du service. Une composante quantitative secondaire a été intégrée à travers un questionnaire inspiré de l’échelle de satisfaction au travail de Warr, Cook et Wall. Cette approche visait à compléter et contextualiser les données qualitatives. Les résultats mettent en évidence un déséquilibre entre des exigences professionnelles croissantes et des ressources jugées insuffisantes. Les infirmiers rapportent notamment une surcharge de travail, une fatigue émotionnelle et un sentiment d’injustice organisationnelle. Malgré cela, plusieurs ressources soutiennent encore la satisfaction au travail, notamment la solidarité d’équipe et le sens accordé aux soins. L’étude montre également que certaines stratégies de coping, telles que la recherche de soutien, la réévaluation positive ou la planification, semblent associées à un meilleur vécu professionnel. À l’inverse, d’autres stratégies, comme l’évitement ou le retrait, apparaissent liées à une fragilisation de la satisfaction au travail et à des signes d’épuisement professionnel. Ainsi, ces résultats soulignent l’importance de soutenir simultanément les ressources organisationnelles et individuelles afin de favoriser le bien-être des soignants et le maintien d’une qualité des soins à long terme.