Un pouvoir de papier : Les relations des entrées royales de Marie de Médicis de 1600 à 1631

(2025)

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Ce mémoire analyse la représentation du pouvoir de Marie de Médicis dans cinq de ses entrées royales : à Avignon et à Lyon en 1600, à Caen en 1604, à Angers en 1619 et à Anvers en 1631. En tenant compte des spécificités du genre de la relation d’entrée, notre travail explore un fragment particulier de la représentation du pouvoir de cette reine, une représentation singulière profondément liée à la dualité populaire et monarchique des évènements racontés dans notre corpus. Ce mémoire envisage également ce pouvoir de papier à partir des particularités propres au statut de Marie de Médicis, reine, reine mère ou reine exilée, à une époque où la loi salique et le gouvernement absolutiste se renforcent considérablement, amorçant de telle sorte une période très sombre pour le pouvoir et la visibilité des reines de France. En parcourant l’éventuelle représentation androgyne de Marie de Médicis, sa construction en tant que reine de droit divin et l’insistance sur l’amour marital qui lui assure l’affection de Henri IV, et maternel qui justifie sa position de reine mère ou de régente, notre travail met au jour la représentation du pouvoir d’une femme qui est à la fois souveraine et sujette. Cette représentation s’inscrit dans des évènements composites qui mêlent le cérémonial et l’urbanité et qui sont, par conséquent, peu appropriés pour traduire l’absolutisme naissant.
This thesis analyses the representation of Marie de Medici's power in five of her royal entries: in Avignon and Lyon in 1600, in Caen in 1604, in Angers in 1619 and in Antwerp in 1631. Taking into account the specificities of the genre of the entry report, our work explores a particular fragment of the representation of this queen's power, a singular representation deeply linked to the popular and monarchical duality of the events investigated in our corpus. This thesis also considers this power on paper from the perspective of the particularities of Marie de Medici's status as queen, queen mother or queen in exile, at a time when Salic law and absolutist government were considerably strengthening, thus ushering in a very dark period for the power and visibility of the queens of France. By examining the possible androgynous representation of Marie de Medici, her construction as a queen by divine right, and the emphasis on marital love, which ensured Henri IV's affection for her, and maternal love, which justified her position as queen mother or regent, our work reveals the representation of the power of a woman who is both sovereign and subject. This representation takes place in composite events that combine ceremony and urbanity and are, as a result, ill-suited to conveying the emerging absolutism.