Le rôle de l'interaction homme-animal dans la relation entre le stress académique et le bien-être psychologique chez les étudiants
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- En milieu universitaire, le stress académique est une préoccupation importante en raison de ses effets défavorables sur le bien-être psychologique des étudiant·e·s. L’interaction homme-animal est souvent présentée comme une éventuelle ressource protectrice face au stress. Cependant, son impact direct sur le bien-être psychologique, ainsi que son rôle modérateur dans la relation entre le stress académique et le bien-être psychologique restent peu explorés, notamment lorsque sont prises en compte simultanément certaines de ses facettes. Ce mémoire a eu pour but d’étudier la relation entre le stress académique et le bien-être psychologique chez des étudiant·e·s universitaires. Ensuite, il s’est attelé à étudier l’impact direct de trois facettes de l’interaction homme-animal, à savoir la présence de l’animal, le soutien perçu de l’animal et l’attachement envers l’animal sur le bien-être psychologique. Et enfin, il a testé le rôle modérateur de ces trois facettes dans la relation entre le stress académique et le bien-être psychologique. À cette fin, un questionnaire en ligne a été administré via Qualtrics, mesurant le stress académique perçu, le bien-être psychologique, l’attachement envers l’animal et le soutien perçu de l’animal. Les réponses de 251 étudiant·e·s ont été retenues. Les résultats ont montré que le stress académique perçu était négativement associé au bien-être psychologique des étudiant·e·s. Ils ont également montré qu’un niveau élevé de soutien perçu de l’animal était associé à un meilleur bien-être psychologique, tandis qu’un niveau élevé d’attachement anxieux envers son animal était associé à un moins bon bien-être psychologique. De plus, le genre, les contacts sociaux et la santé générale perçue se sont avérés être des facteurs importants du bien-être psychologique dans l’ensemble des modèles testés. Cependant, les données n’ont pas été compatibles avec les autres hypothèses : ni la présence animale, ni l’attachement évitant n’ont montré d’effet sur le bien-être. De plus, aucune des facettes de l’interaction homme-animal n’a modéré la relation entre le stress académique et le bien-être psychologique. Ces résultats confirment l’association délétère du stress académique avec le bien-être psychologique des étudiant·e·s, mais ne confirment pas le rôle protecteur souvent attribué à l’animal. Ils suggèrent que c’est davantage la qualité de la relation, plutôt que la simple possession d’un animal, qui est associée au le bien-être. Cela invite les services de soutien à orienter les interventions vers une analyse et éventuellement une amélioration de la qualité du lien homme-animal, plutôt que la simple recommandation d’en posséder un.