La mobilisation d'une forme de genre dans le langage politique. Le cas des violences économiques en Belgique
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- Ce mémoire étudie la mobilisation d’une forme de violence de genre, en l’occurrence les violences économiques, dans le langage politique. Partant du constat de la création d’une définition législative des violences économiques en 2023, ce mémoire retrace l’apparition, la circulation – voire l’échec à s’imposer – de ces violences au sein des plans d’actions nationaux et des documents parlementaires au niveau fédéral, sur la période de 2001 à 2024. Via une analyse à la fois quantitative et qualitative, il a émergé que les violences économiques sont mobilisées de deux façons au sein desdits documents politiques : d’une part, la mobilisation nominale qui désigne l’apparition du mot à mot et, d’autre part, l’apparition autonomisée qui désigne la considération des violences économiques en tant que violence de genre à part entière. De façon générale, les mobilisations nominale et autonomisée sont rares dans les documents politiques, elles apparaissent en suivant une logique quasi-chronologique de l’apparition des définitions incluant les violences économiques en leur sein et amènent au constat que les violences économiques sont très majoritairement employées comme dimension adjective d’une autre forme de violence de genre. En s’inspirant de la théorie de la traduction et ses quatre étapes, développée notamment par Michel CALLON et Bruno LATOUR, il est possible de conclure que la mobilisation des violences économiques dans le langage politique est faible, partielle et peu stable. Néanmoins, l’apparition de la définition législative de 2023 permettant l’autonomisation des violences économiques en tant que violence de genre à part entière, serait potentiellement un élément qui apporterait de meilleures mobilisation et stabilité des violences économiques dans le langage politique.