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RIZZO_04072001_2025.pdf
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- Ce mémoire étudie la reconfiguration de la médiation culturelle muséale face aux technologies numériques et à l’évolution des attentes des publics. Il s’inscrit dans une réflexion sur les formes contemporaines d’interaction entre institutions patrimoniales et visiteurs, dans un contexte de mutation sociale, technologique et culturelle. Sur le plan théorique, l’analyse mobilise les principaux courants de la muséologie, à savoir la muséologie classique, la nouvelle muséologie et la noologie. Elle intègre également les typologies actuelles de la médiation muséale, incluant les approches interprétative, expérientielle, collaborative et critique. Ces cadres sont croisés avec les apports de la sociologie de la culture, notamment ceux de Bourdieu et de Lahire, ainsi qu’avec les concepts issus du marketing expérientiel. L’analyse repose sur trois études de cas : le CAP de Mons, le musée de la Photographie à Charleroi et l’exposition immersive consacrée à Magritte à Bruxelles. Ces terrains offrent l’occasion d’analyser la manière dont chaque institution mobilise les outils numériques pour adapter ses dispositifs de médiation, favoriser l’accès aux contenus culturels et encourager l’implication des publics. L’enquête s’appuie sur une méthodologie qualitative combinant observation ethnographique, analyse documentaire et étude des communications sur les réseaux sociaux. L’étude met en évidence que les musées ont progressivement dépassé leur rôle traditionnel de transmission du savoir. Ils explorent désormais des formes de médiation plus souples et variées, à mi-chemin entre partage de contenus, participation du public et recherche de visibilité. Cette évolution fait apparaître des tensions entre l’ambition de rendre la culture accessible à tous, la nécessité d’exister dans un paysage médiatique concurrentiel, et les transformations dans la relation que les publics entretiennent avec ces institutions.