Travailler en détention : architecture carcérale et besoins spatiaux des agents pénitentiaires

(2026)

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Lorsqu’on pense « prison », on pense tout de suite surpopulation, sous-effectif ou encore déshumanisation et cela se justifie. Aujourd’hui, les Belges ne la connaissent que via ces trois termes, repris de manière récurrente dans les médias. Je souhaite donc montrer par le biais d’une étude de terrain, de typologie ainsi que par le projet, comment l’architecture carcérale peut contribuer à améliorer les conditions de vie et de travail autant des détenus que du personnel pénitentiaire. Ces recherches s’appuient sur une méthodologie croisée mêlant entretiens, observations et analyses spatiales afin de comprendre les conditions de travail des agents pénitentiaires. En effet, ceux-ci rencontrent des difficultés liées à un réel manque de considération et de reconnaissance de la part de leur institution. Ce travail s’intéresse en particulier à la notion de « repos » : Chaque travailleur a droit à son salaire, à un temps et un espace de repos dédié, ainsi qu’à un environnement sécurisant, tant physiquement que psychologiquement. Au travers de ce travail, je souhaite donner une voix à l’agent pénitentiaire belge, et montrer que les espaces de repos ne constituent pas un luxe, mais une nécessité architecturale et institutionnelle. L’objectif est alors de repenser l’architecture carcérale non plus uniquement comme un outil de contrôle, mais comme un support du bien-être humain.