Comment l’éco-anxiété influence-t-elle le désir d’avoir des enfants chez les jeunes entre 18 et 26 ans ? Analyse quantitative à partir des données collectées
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- Contexte : Face à l'aggravation de la crise climatique, une part croissante des jeunes adultes développent une forme d’angoisse définie dans la littérature « éco-anxiété ». Ce phénomène psychologique, lié à la détérioration de l’environnement, influence des choix de vie fondamentaux, dont le désir d’avoir des enfants. Ce mémoire interroge comment l’éco-anxiété affecte ce désir chez les jeunes adultes âgés de 18 à 26 ans en Belgique, en tenant compte de facteurs liés à leur parcours de vie, leur formation et leur environnement relationnel. Méthode : L’étude repose sur une analyse quantitative menée auprès de 705 jeunes, dont les réponses ont été collectées via un questionnaire en ligne. L’éco-anxiété a été mesurée à l’aide de l’échelle HEAS (Hogg Eco-Anxiety Scale). La variable dépendante est le désir d’avoir des enfants, traité sous forme dichotomique (oui/non). Plusieurs variables de contrôle ont été intégrées : sexe, âge, statut relationnel, domaine d’étude, situation parentale. L’analyse a été effectuée majoritairement à l’aide de modèles de probabilité linéaire. Résultats : Près de 24 % des répondants ne souhaitent pas avoir d’enfants. L’éco-anxiété apparaît comme un facteur significatif : les personnes très éco-anxieuses expriment plus souvent un refus de parentalité, en particulier pour des raisons environnementales. Le domaine d’étude modère cet effet : les étudiants en environnement ou en sciences sont plus sensibles à l’éco-anxiété. De plus, les jeunes en couple expriment un désir d’enfants plus affirmé, même en présence d’un niveau élevé d’éco-anxiété. Conclusion : L’éco-anxiété influence significativement le désir d’avoir des enfants chez les jeunes adultes belges. Elle est corrélée à un rejet de la parentalité, surtout chez les plus sensibilisés aux enjeux climatiques. Face aux incertitudes écologiques, ces résultats soulignent l'importance d’intégrer les dimensions psychologiques et environnementales dans les politiques de santé publique, notamment en matière de soutien.