Quel est l'impact d'un accompagnement avec le cheval sur le bien-être émotionnel d'enfants tout-venant en fonction de leurs traits de personnalité ?
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- Ce mémoire questionne l’impact d’un moment passé avec un cheval sur le bien-être émotionnel d’enfants de 9 à 12 ans en fonction de leurs traits de personnalité. Il s’agit d’une étude exploratoire à méthodologie mixte auprès de neuf enfants. Le recueil des données s’est appuyé sur deux séances avec le cheval, des mesures du bien-être émotionnel et de la personnalité des enfants et des observations de leurs mamans. Cette recherche s’articule autour de deux hypothèses examinant l’évolution du bien-être émotionnel et de ses composantes (affects positifs et négatifs), lors de la première séance et entre les deux séances. Une analyse descriptive a exploré cette évolution lors de la seconde séance en fonction des niveaux de stabilité émotionnelle et d’extraversion. L’analyse des données a mis en évidence que, dans cet échantillon, les séances avec le cheval sont associées à une diminution des affects négatifs, lors de la 1ère séance et entre les deux séances, tandis que l’amélioration du bien-être émotionnel et l’augmentation des affects positifs n’ont pas pu être démontrées statistiquement. Les analyses descriptives suggèrent que les évolutions des affects positifs, négatifs et du bien-être émotionnel pourraient différer selon les niveaux de stabilité émotionnelle et d’extraversion. Pour la stabilité émotionnelle, des tendances linéaires s’observent concernant les affects négatifs et le bien-être émotionnel, tandis que pour l’extraversion, les évolutions sont plus hétérogènes. Ces résultats sont à interpréter avec prudence. La petite taille de l’échantillon, l’utilisation de moyennes pour décrire les analyses portant sur la personnalité, ainsi que l’absence de variables extérieures dans l’examen des résultats limitent la portée et la généralisation de ces résultats. Les futures recherches pourraient porter sur les mécanismes permettant d’expliquer la diminution des affects négatifs alors que les affects positifs et le bien-être émotionnel ne varient pas de manière significative. Elles pourraient également étudier la persistance de cet effet, afin de déterminer si la diminution des affects négatifs se limite au moment passé avec le cheval, ou si elle se prolonge dans le temps. D’autres perspectives de recherche pourraient développer des outils permettant d’observer et de rapporter le vécu émotionnel des enfants lors d’un contact avec un cheval.