Effets des nanoparticules de silice amorphe synthétique sur le métabolisme microbien des acides biliaires dans un contexte de MASH
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- Introduction : Malgré une prévalence alarmante, les mécanismes favorisant la progression de la stéatose à la stéatohépatite (MASH), restent mal compris. Dans un modèle murin de MASH induite après 12 semaines de régime riche en graisses (foz), le laboratoire a mis en évidence une diminution des acides biliaires secondaires dans le sang portal, qui relie l’intestin au foie. Ce déficit au niveau du sang portal induit une moindre activation du récepteur membranaire TGR5 présent sur les macrophages du foie et modulant la réponse en cytokines pro-inflammatoires. Objectifs : Les acides biliaires secondaires étant produits par le microbiote intestinal, nous émettons l’hypothèse que l’ingestion chronique de nanoparticules de silice synthétique amorphe, fortement présentes dans l’alimentation, pourrait altérer le métabolisme microbien des acides biliaires et ainsi contribuer à la progression inflammatoire de la maladie vers la MASH. Matériels et méthodes : Pour tester cette hypothèse, nous avons étudié, chez des souris WT et foz, mâles et femelles, soumises à un régime standard (ND) ou sous régime riche en graisses (HFD), l’impact de l’ingestion chronique de SAS à des doses similaires à l’exposition humaine (2mg/kg/jour) et 10x moins sur le métabolisme des acides biliaires, leur capacité à activer le récepteur TGR5 et la MASH. Résultats : Aucune différence majeure sur le métabolisme des acides biliaires n’a été observée. Toutefois, une hausse de la déconjugaison microbienne et un taux plus élevé d’acides biliaires secondaires dans le sang portal chez les mâles foz et WT ND2mg de SAS ont été mesurés. Paradoxalement, le sang portal de ces souris diminue l’activation de TGR5. L’ingestion chronique de SAS n’a pas eu d’effet sur la prise de poids ou la MASH, sauf de manière surprenante chez certaines souris foz HFD exposées à 0,2mg de SAS, qui présentent une moindre prise de poids et pas de MASH. Conclusion : L’ingestion chronique de SAS semble induire des effets différents en fonction du régime et de la dose reçue au niveau du métabolisme des acides biliaires secondaires. Ces résultats appellent à être approfondis par des études complémentaires sur un plus grand nombre d’échantillons.