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Laffineur_2006.pdf
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- « Quand la maman est gaie, le foetus est ivre ! ». Telle pourrait être la formule ramassant, en forme d’avertissement, les principaux enseignements à tirer des études menées sur le syndrome d’alcoolisme foetal. La gravité des séquelles qui en résultent pour l’enfant à naître est à la mesure de son infinie vulnérabilité au regard de l’adulte qui, tout en le portant, ingère de l’alcool. Tenter de mettre en évidence les résultats de recherches menées sur les troubles cognitif en ce domaine, surtout en Amérique du Nord, constitue la modeste ambition du présent mémoire. Alors que les méfaits de l’alcool durant la grossesse n’étaient pas ignorés des anciens «(...) tu vas concevoir et tu enfanteras un fils. Désormais, prend bien garde ! Ne bois ni vin, ni boissons fermentées, et ne mange rien d’impur. Car tu vas concevoir et tu enfantera un fils» (Livre des Juges, 13-3, 6), il est regrettable de compter chaque année, en Belgique, quelques 200 nouveaux cas d’enfants atteints du syndrome d’alcoolisme foetal. Ce constat rend souhaitable qu’aujourd’hui, dans toutes les régions du monde, les données scientifiques disponibles conduisent à l’adoption de véritables instruments d’information et de prévention. Et si les pages à la lecture desquelles nous vous invitons pouvaient aussi y contribuer...