De la place du français et du néerlandais en milieu professionnel bilingue bruxellois
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- Au sein des structures de soins bruxelloises, il est légalement obligatoire de faire transparaître les deux langues nationales principales qui composent la ville, et d’accueillir tout patient ou client dans sa langue préférée entre le français et le néerlandais. Lors des observations du chercheur, cette évidence semblait mise à mal par les niveaux très disparates des jeunes recrues aux soins : les néerlandophones se montraient majoritairement pleinement capables en français, tandis que les francophones se montraient peu capables en néerlandais. Cela rendait difficilement réalisable le fait, pour les néerlandophones, d’être reçus et entendus dans leur langue natale, ce qui a amené à l’interrogation de cet écrit. Par une méthode qualitative, et plus précisément un recueil des récits de vie des répondants à propos de leurs rapports aux 2 langues, plusieurs observations ont été faites quant à l’apprentissage et l’enseignement dont profitent les Belges pour atteindre le bilinguisme dans les deux langues officielles majeures du pays. La situation professionnelle décrite, les parcours de vie et avis entendus, et la situation intriquée de Bruxelles entre les deux communautés linguistiques ont mené à plusieurs conclusions. L’enseignement y a été observé comme une composante fixe et planifiée de la société ; tandis que l’apprentissage était propre à chacun, composé des capacités de chacun mais aussi d’interférences émotionnelles, motivationnelles et identitaires. Tout ce travail se retrouve dans la question de recherche : Comment l’apprentissage et l’enseignement du français et du néerlandais en Belgique se répercutent ils en milieu professionnel bilingue bruxellois ? Une étude de cas au sein d’une équipe RH dans une structure de soins privée.