La Covid-19 et le secteur culturel : L'impact de la crise de la Covid-19 sur le secteur musical classique en Fédération Wallonie-Bruxelles

(2021)

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Le 13 mars 2020, à minuit, sonne le début d’une longue pandémie dont le monde et la Belgique pensent sortir en quelques semaines. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Prenant rapidement du terrain, les autorités belges décident d’endiguer de façon drastique la pandémie le plus rapidement possible. Les premières décisions sont de mettre le pays totalement à l’arrêt, ce qui signifie qu’une grande partie des secteurs, dont notamment le secteur culturel, doivent fermer leurs portes. Mais pour combien de temps ? C’est ainsi que, tour à tour, les grandes institutions culturelles ferment leurs portes, les artistes s’organisent pour continuer à vivre et l’enseignement artistique de l’ESAHR et du supérieur tentent de trouver des solutions le plus rapidement possible pour ne pas abandonner leurs élèves. Il faut néanmoins attendre plusieurs semaines et plusieurs appels de ‘’détresse’’ du secteur avant que les premières aides à destination de certaines institutions culturelles ou de certains types de profils d’artistes soient débloquées et annoncées par le gouvernement. Malgré ces aides, tout un pan des artistes et des institutions ne peuvent pas en bénéficier ou peuvent en bénéficier sous conditions. Mais c’en est de trop pour le secteur culturel. Alors que la pandémie commence à perdre du terrain, certains secteurs dits ‘’non-essentiels’’, comme le secteur culturel, peuvent rouvrir. La culture, par contre, se voit soumise à d’autres règles qui l’obligent à rester portes closes. Plusieurs professionnels du secteur et institutions culturelles réagissent face à cela en écrivant diverses lettres, des cartes blanches, mais aussi en organisant des happenings afin de faire comprendre aux politiques que le monde culturel est en train de sombrer et qu’il est temps qu’il se fasse entendre. Près d’un an après le début de la pandémie, le secteur culturel commence enfin à rouvrir ses portes, mais les dégâts économiques et psychologiques sont considérables. Ce sont plusieurs milliards d’euros que le secteur a perdu, mais ce sont aussi plusieurs milliers d’artistes qui sortent enfin d’une période noire qui restera dans les mémoires. Il est temps à présent de remettre les machines en route en espérant un avenir meilleur. Ce mémoire, se voulant être une synthèse récapitulative de ce qu’ont vécu les musiciens classiques et les institutions de la Fédération Wallonie-Bruxelles, est constitué de trois parties. La première aborde des aspects théoriques, mais également l’avancement de la pandémie et une vue d’ensemble des différentes aides apportées. La seconde partie permet, grâce aux diverses interviews menées, de comprendre la difficulté dans laquelle le secteur musical classique a été plongé. Enfin, la troisième partie mentionne, sur base de divers documents et des interviews, les divers impacts de la pandémie ainsi que diverses perspectives d’avenir pour le secteur culturel classique.
Midnight, 13th March 2020, marks the start of a long pandemic in which the world and Belgium expect to emerge from in a few weeks. Unfortunately, this is not the case. With the pandemic rapidly spreading, the Belgian authorities decide to drastically contain it as quickly as possible. The first decisions are to bring the country to a halt, which means a large part of different sectors, including the cultural sector, must close their doors. But for how long? Thus, one after the other, major cultural establishments closed their doors, artists now have to organise themselves to continue living and the ESAHR artistic education and higher education establishments are trying to find solutions as quickly as possible to not abandon their students. Nevertheless, the sector has to wait several weeks and make several ‘distress’ calls before the first funding, destined towards certain cultural establishments or certain types of artist profiles, is announced and released by the government. Despite this help, a whole range of artists and institutions cannot benefit from it, or they can only benefit from it under certain conditions. However, this is too much for the cultural sector. While the pandemic starts decrease, some ‘non-essential’ sectors, such as the cultural sector, can reopen. Culture, however, sees itself subjected to different rules that force them to remain closed. Several professionals from the sector and cultural establishments react to this by writing various letters, blank cards, but also organising ‘happenings’ in order to make the politicians understand that the cultural world is really sinking and that is time to make themselves heard. Almost a year after the start of the pandemic, the cultural sector finally starts to reopen, however the economical and psychological damage is considerable. The sector has lost several billions of euros, but thousands of artists can finally emerge from a dark period that will be remembered for a long time. It is now time to get the machines going again and hope for a better future. This thesis, which intends to be a summary of the experiences of classical musicians and establishments in the Wallonia-Brussels Federation, is made up of three parts. The first part covers theoretical aspects but also the progress of the pandemic and an overview of different forms of aids provided. The second part, thanks to various interviews conducted, allows us to understand the difficulty in which the classical music sector has been plunged in to. Finally, the third part mentions, on the basis of various documents and interviews, the various impacts of the pandemic as well as various future prospects for the classical cultural sector.