Les mesures d’impulsivité-trait (auto-rapportées) et comportementales (tâches) comme prédicteurs de la rechute chez les patients avec un trouble d’usage d’alcool suivant un sevrage hospitalier
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RosaRibeirodeAlmeida_Margarida_30872000_2025-2026.pdf
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- Contexte : Le trouble d’usage d’alcool (TUAL) est défini par le DSM-5 comme une consommation excessive et compulsive d'alcool avec une perte de contrôle de celle-ci, malgré des conséquences négatives causées par l'alcool. Son pronostic est variable et implique de multiples cycles de traitement, d’abstinence et de rechute, rendant l’abstinence durable difficile. L'impulsivité a été identifiée comme étant l'un des freins à l'abstinence. Elle est admise par un large consensus comme étant une construction multidimensionnelle dont il existe deux sous-types principaux : l’impulsivité-trait, évaluée par des échelles d'auto-évaluation (mesures auto-rapportées) comme l’UPPS-P, et l’impulsivité comportementale, mesurée par des tâches (mesures comportementales) telles que la SST, l'IGT, la Flanker Task ou la BART. Dans la littérature, certaines dimensions d'impulsivité ont déjà démontré leur efficacité en tant que prédicteurs de rechute. Objectifs : L'objectif principal est de déterminer quelles mesures d'impulsivité, trait ou comportementales, permettent le mieux de prédire la rechute précoce (2 et 4 semaines) et tardive (3 mois) post-hospitalisation, dans une population TUAL réalisant un sevrage hospitalier. Un second objectif vise à mieux comprendre le concept d'impulsivité, en investiguant l'existence de corrélations entre les dimensions-trait et comportementales. Méthodes : Pour répondre au premier objectif, une population de patients TUAL générale, avec comorbidités psychiatriques, a réalisé plusieurs auto-évaluations, dont l'UPPS-P. Ces évaluations ont permis d'investiguer l'impulsivité-trait, ainsi que son lien avec d'autres variables psychométriques, dans la prédiction de la rechute. À partir de cette population, une population plus homogène de patients TUAL, présentant moins de comorbidités, a passé des tâches comportementales, afin de déterminer l'utilité des mesures comportementales en tant que prédicteur de rechute. Pour investiguer les corrélations entre les dimensions d'impulsivité, nous avons associé des mesures auto-rapportées UPPS-P avec des tâches comportementales, qui partagent des concepts théoriques communs, en nous basant sur la littérature. Ces analyses ont également été réalisées sur cette population. Résultats : Les analyses de comparaison entre groupes et la régression logistique de la population TUAL générale ont révélé que le manque de persévérance (l'une des dimensions de l'UPPS-P) est significativement associé au statut de rechuteur précoce à 4 semaines post-hospitalisation. Compte tenu de la taille modeste de l'échantillon, ces résultats doivent être interprétés comme exploratoires. Conclusion : Des niveaux élevés de manque de persévérance, reflétant une difficulté à rester concentré sur les objectifs d'abstinence, pourraient favoriser un retour précoce à la consommation. Il existe plusieurs pistes thérapeutiques en cours d'étude basées sur des approches de neuromodulation et de réentraînement cognitif qui visent à soutenir une abstinence durable.