Ni vues ni connues : Comment la presse belge francophone rend-elle visible la violence vicariante ?
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- En cinq ans de couverture médiatique belge francophone, le terme violence vicariante n'apparaît que deux fois. Deux fois, alors que les faits sont bien là. Des enfants tués, battus, incestés, instrumentalisés dans des contextes de violence conjugale et post-séparation. La presse en parle. Mais elle ne nomme pas ce qu'elle raconte. Ce mémoire part de ce constat. À travers l'analyse de 46 articles de presse publiés entre 2021 et 2025 dans trois quotidiens belges, il interroge les mots que la presse choisit et ceux qu'elle ne choisit pas afin de raconter ces situations où un père atteint la mère à travers l'enfant. Trois mécanismes, un angle mort que la littérature n'avait pas encore documenté, et une question qui traverse tout le travail : que se passe-t-il quand une violence est vue sans jamais être réellement reconnue ?