Home sweet home : le sentiment d'appartenance des Thraces à Rome (1er - 3e siècles apr. J.-C.)

(2018)

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La migration est un phénomène qui n’a pas d’âge. Si elle est partie intégrante de notre présent, hier, l’ampleur de cette expérience migratoire était tout aussi considérable. De ce sujet si actuel, nous nous intéressons particulièrement à la préservation du sentiment d’appartenance à l’ancienne patrie, la culture d’origine et ce, au sein de la terre d’accueil. La sociologie a théorisé le concept d’appartenance en distinguant les différents référents, repères, participant à la construction de ce sentiment. Ainsi est livrée une clé de lecture que nous avons décidé de transposer au cas des Thraces séjournant à Rome durant les trois premiers siècles de notre ère. Nous avons identifié quatre référents (le social network, l’onomastique, l’origo et les pratiques cultuelles) que l’épigraphie nous permet d’envisager. Au travers de ces derniers, nous avons tenté d’évaluer le sentiment d’appartenance des Thraces : ni dans la préservation totale de leur culture, ni dans l’intégration absolue au sein de la société romaine, les Thraces sont davantage dans un processus de médiation, instituent un middle ground et concilient ainsi les éléments de l’une et l’autre culture.