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Defossez_45592200_2025.pdf
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- L’objectif de ce travail était d’observer s’il existait un seuil à partir duquel la diplophonie était perceptible, ainsi que d’explorer divers facteurs influençant la précision de l’évaluation auditive-perceptive, une méthode centrale dans l’évaluation des dysphonies. Seize logopèdes exerçant dans le domaine de la voix ont évalué 80 échantillons de voix diplophoniques naturelles, semi-synthétisées et synthétisées au moyen d’une échelle continue inspirée de la CAPE-V. Les résultats suggèrent que les logopèdes distinguent significativement mieux la diplophonie à partir d’un seuil d’intensité situé autour de 0,178 Pa, correspondant aux voix semi-synthétisées et synthétisées. Aucun seuil n’a été identifié pour les voix naturelles. Les fidélités intra et inter-juges étaient globalement bonnes. Aucune corrélation n’a été trouvée entre le nombre d’années d’expérience et la précision du jugement perceptif des logopèdes. En revanche, le jugement perceptif était influencé par la nature de l’échantillon : les voix semi-synthétisées étaient évaluées plus précisément par rapport aux voix naturelles. L’analyse de l’influence de la connaissance préalable de la diplophonie n’a pas pu être réalisée car aucun participant n’a fourni une définition correcte, révélant une confusion fréquente avec la bitonalité. En conclusion, ce travail met en évidence qu’il existe un seuil d’intensité de diplophonie à partir duquel la précision du jugement augmente significativement. Il met également en lumière que la diplophonie est difficile à détecter dans les voix naturelles et que ce phénomène semble peu maitrisé par les logopèdes spécialisés en voix de notre échantillon.